31 octobre 2007

Berlin en automne

On m’avait prévenu: à ce qu’il parait, Berlin en hiver, c’est plutôt déprimant. On n’y est pas encore, mais l’automne apporte également pas mal de journée où le temps invite à la déprime. Heureusement que je suis de bonne humeur en ce moment, ce qui m’immunise de ces dangers, mais il faut quand même profiter au maximum des peu de jours plutôt lumineux qui surgissent ici ou là. Surtout, j’aurai bientôt moins le temps pour des activités tranquilles. Ces derniers jours, j’ai donc profité de belles balades qui m’ont dédommagé pour les nombreuses journées humides, grises et froides. Dernièrement, je me suis promené le long de la Spree entre Friedrichstraße et Moabit (au centre de Berlin). Coloré par l’automne, ce coin est bien beau, surtout après que l’on ait laissé derrière soi la chancellerie fédérale. J’avais d’ailleurs un peu négligé ce coin jusqu’à présent (photos). La chancellerie fédérale et par ailleurs pour moi vraiment un chef d’œuvre de l’architecture contemporaine, je la trouve magnifique! Aujourd’hui, j’ai commencé ma balade directement chez moi pour aller longer le Neuköllner Schifffahrtskanal puis le Landwehrkanal jusqu’à la Prinzenbrücke à Kreuzberg. Bien que je sois maintenant un habitué du coin, ça vaut vraiment le détour en automne (photos).

Ironie du sort : À peine ais-je trouvé un boulot que l’agence pour l’emploi m’en propose un pour la première fois – un emploi d’assistant scientifique à l’université de Heidelberg. Bien payé, mais pas trop ce que je veux faire...

29 octobre 2007

Hard-Fi – Live

Heureusement que je ne suis pas promoteur de concerts. Dans le cas du concert de Hard-Fi hier soir, j’aurais eu tout faux. Premièrement, j’aurais bien mal estimé la popularité du groupe et au lieu de choisir le Columbiaclub – capacité d’environ 500 personnes, simple, mais sympa – j’aurais booké la Columbiahalle (3000 personnes) à côté, ou tout du moins le Postbahnhof. Car Hard-Fi (MySpace) a quand même vendu un million d’exemplaires de leur premier album Stars of CCTV en Grande Bretagne et passe sur les radios en Allemagne. Et le Columbiaclub n’était rempli qu’au deux tiers. Deuxièmement, j’aurais pensé que Hard-Fi attirerait un public plus jeune et plus féminin, du fait que leur promotion se fait sur leur identité de jeunes banlieusards frustrés. Mais bon, je n’ai jamais su estimer la popularité réelle d’un groupe. En tout cas, Hard-Fi sont la preuve que le succès outre-manche ne garantit pas la même chose sur le continent.

Quand je suis arrivé au Columbiaclub, le groupe en ouverture jouait déjà. Ce que j’ai entendu de Everlaunch (MySpace)m’a bien plu, le groupe originaire de la région de Brême qui n’a jusqu’à présent uniquement sorti un E.P. du nom der Plastic Affairs produit du rock assez pure qui rappelle le groupe allemand Blackmail. Après l’attente habituelle, c’était au tour de Hard-Fi d’y aller. J’étais allé à ce concert un peu sceptique, car je n’étais pas entièrement emballé par le dernier album Once Upon A Time in the West, qui est malheureusement un peu surproduit. Mais étant un fan du premier album, ça faisait longtemps que je voulait voir le groupe en live, je n’allais donc pas manquer cette occasion.

En faite, Hard-Fi se sont avérés être un bon groupe de scène. Les morceaux passent avec bien plus de puissance et sont bien plus rock que sur disque. De plus, les morceaux qui sont à la limite du kitsch sur le second album gagnent à leur état plus pur qui en est la conséquence. Malgré tout, les tubes du premier album sont bien mieux reçus par le public. Et contrairement à ce que j’ai pu lire auparavant, le chanteur Richard Archer sait vraiment chanter! Malheureusement, une fois de plus, le public était un peu décevant. Il lui a fallu un bon bout de temps pour se détendre un peu et se laisser captiver par la musique. Le groupe avait l’air satisfait tout de même, mettait l’apathie de leur fans sur le dos du week-end finissant et joua un set de 70 minutes environ. Celui-ci contenait tout les morceaux rapides des deux albums et fût conclut par le tube « Living for the Weekend », qui clôtura bien le la fin de semaine.

28 octobre 2007

Qu’ils sont bêtes...

C’est ce que disait toujours le propriétaire de ma chambre à Bordeaux au sujet des politiciens français, principalement ceux du PS. Je dois dire qu’en ce moment, je suis bien d’accord avec elle (bien que mon accord s’arrête là, car sa conclusion était de soutenir à fond Sarkozy). Alors que tout le monde est plus ou moins satisfait avec le « traité simplifié » de Lisbonne sur la réforme des institutions européennes (et cela avec raison), les éléphants du PS n’ont rien d’autre à faire que de ressortir leurs vieilles querelles qui on mené leur parti dans la crise au moment du référendum de 2005. Non seulement, la plupart des dirigeants socialistes demandent un nouveau référendum – ce qui est conséquent, mais pas opportun en vue des divisions internes que cela a provoqué la dernière fois – mais en plus, ils commencent déjà à se chamailler de nouveau. Alors que la majorité du parti semble être en faveur du traité de Lisbonne (tout en favorisant un nouveau référendum), d’autres demandent le rejet du nouveau traité. Leur chef de file : l’opportuniste en chef du PS, Laurent Fabuis. Celui-là, il ferait mieux de la boucler! N’ont-ils donc rien appris? Comme si le parti socialiste n’avait pas assez de problèmes en ce moment, il faut que la bataille des égos recommence sur un débat qui de toute manière est purement hypothétique, puisque la décision de Sarkozy est déjà prise d’adopter le traité par la voix parlementaire. Pour une fois, j’applaudis l’une de ses décisions! Que le PS adopte le texte et que l’on en parle plus, il y a d’autres sujet plus pressant sur lequel la gauche peut diriger son énergie alors que l’état de grâce de Sarkozy commence enfin à prendre fin.

26 octobre 2007

A la lecture du BILDblog

Cela peut paraître surprenant, mais il arrive que j’investisse mon argent pour mes divertissements de soirée dans autre chose que des tickets concerts. Hier soir, par exemple, je me suis rendu à une lecture. Dans ce cas précis, il s’agissait d’une première : Les auteurs du BILDblog lisaient leurs meilleurs articles, accompagnés par la très populaire et charmante ancienne animatrice de MTV, Charlotte Roche.

Avant de parler de la lecture, je vais vous expliquer ce qu’est le BILDblog. Derrière ce blog ce cachent des journalistes spécialisés dans les médias qui se sont fixés pour mission de suivre de près ce qu’y s’écrit dans le journal BILD. BILD est le plus grand journal européen par son tirage (près de 4 millions d’exemplaires) ainsi que son nombre de lecteur (plus de 10 millions) et s’illustre par son style très populiste qui n’a rien à envier aux tabloïds britanniques. Bien à droite, centré sur les faits divers, les people et les platitudes, il ne vaut mieux ne pas se le mettre à dos et son influence sur l’opinion publique et les autres médias est impressionnante. Les auteurs du BILDblog suivent la maxime qu’ayant une influence telle, le journal a une certaine responsabilité envers ses lecteurs et devrait, tout en étant le tabloïd qu’il est, respecter certaines règles d’éthique journalistiques, surtout en ce qui concerne la vérité. Sont donc épluchées par les auteurs du blog les articles de BILD. Toutes les bizarreries et histoires ahurissantes (pour ne pas dire conneries) que l’on trouve dans ce journal sont ensuite corrigés, les faits sont recherchés et placés dans leur contexte. Grâce à ce travail, BILDblog se place en tête du top 100 des blogs allemands et permet même à l’un de ses auteurs de vivre de sa publication.

Bien qu’ayant déjà souvent entendu parler du BILDblog, je ne faisait pas partie de ses lecteurs jusqu’à présent. Mais comme j’aime à m’amuser sur les titres de BILD en les voyant affichés aux kiosques à journaux, j’étais partant quand Thomas m’a proposé d’aller à la lecture d’hier soir. J’étais un peu sceptique, car je me demandais si ça valait le coup d’aller écouter la lecture de textes de blog. Eh bien oui, c’était bien divertissent. Cela n’est pas uniquement dû à la façon très amusante dont sont écrit les textes, mais aussi à l’art de la présentation du trio de lecteurs (et surtout le charme de Charlotte Roche). Je ne serais donc pas étonné si ce genre de soirée se refaisait, car je n’étais pas le seul dans le public à avoir aimé.

24 octobre 2007

Certains coups de téléphone apportent de bonnes surprises

Le cinq novembre 2007, je commence à travailler. Oui, vous avez bien lu. Encore hier, je ne l’espérais même pas, car je ne savais pas que le poste que j’ai obtenu existait. Je vous explique: Pour comprendre, il faut aller quelques mois en arrière. Début août, j’ai postulé pour un poste de ce que l’on appelle « volontariat » en Allemagne, c’est à dire une espèce de stage qui sert d’apprentissage avant d’obtenir un « vrai » poste et qui est malheureusement inévitable dans certaines branches, au siège berlinois de Presswatch, une agence qui fait di media monitoring. En d’autres termes, elles propose à ses clients le service de surveiller dans la presse ce qui s’écrit sur eux et leur offre des analyses. L’entretient que j’ai passé là-bas à l’époque s’était pas mal passé, mais au bout du comte, je n’avais pas été embauché.

Hier, j’ai reçu un coup de téléphone de Presswatch. On m’expliqua que cet été, on avait embauché un candidat concurrent, car le poste demandait de très bonnes connaissances d’espagnol. Entre temps, de nouveaux clients ayant été acquis, un nouveau poste doit être crée. On me demanda donc, si j’étais intéressé. Je m’y suis donc rendu aujourd’hui et maintenant, c’est certain: à partir du 05.11., je suis « Volontär » chez Presswatch à Berlin! Cela veut dire que mon existence de chômeur prend fin et que en plus, je reste á Berlin. J’ai du mal à y croire! Il y a quand même deux petits bémols : premièrement, je suis très mal payé (explication: le type de poste). Deuxièmement, conséquence de la surveillance de la presse, on commence le matin entre 6h et 6h30. Ça va être dur… Enfin, ça fait sortir du bureau à trois heures.

De quoi aura l’air mon futur boulot, je vous en parlerai une autre fois quand je l’aurait exercé un peu. Maintenant, je me réjouit d’avoir enfin une nouvelle perspective et je profite de mes derniers jours sans obligations professionnelles. Je me suis tout de même déjà occupé de certains actes administratifs hautement symboliques: Écrire á l’agence pour l’emploi, me retirer de la course pour certains postes pour lesquels j’avais postulé et, avec une satisfaction particulière, annuler tous les abonnements à divers newsletter de services á l’emploi (enfin, pas tous, on ne sais jamais s’il n’y aura pas une annonce pour mon boulot de rêve). Maintenant, je profite de se sentiment dès plus agréable de bientôt avoir de nouveau une tâche á remplir.

23 octobre 2007

Oubliez Knut...

Voici Maxi et Schnute, les ours berlinois „officiels“! (L’ours est la mascotte de la ville). Plus ou moins ignoré par le grand public, ils vivent une vie bien paisible (et ennuyeuse) dans leur enclos juste derrière le Märkisches Museum, le musée de la ville de Berlin et de la région du Brandebourg. Comme mon père me demande depuis des mois à chaque fois qu’il m’appelle si j’ai rendu visite à l’ours de Berlin, j’ai finalement cédé à la pression psychologique. Comme je passais dans le coin aujourd’hui, j’en ai profité pour passer. En même temps, j’ai eu l’occasion de faire une belle petite ballade dans ce quartier du centre de Berlin un peu délaissé par les circuits touristique, les rives de la Spree entre Alexanderplatz et Jannowitzbrücke. Pourtant, ce coin a des attraits tout à fait charmant, tels le port historique et le Märkisches Museum!

21 octobre 2007

Le Traité de Lisbonne

Enfin! Après des années de négociations et de va- et viens diplomatique, un compromis a été atteint jeudi dernier au sujet des derniers détails du traité de réforme de l’Union Européenne. La réforme institutionnelle devenue plus que nécessaire après le Traité de Nice et l’élargissement de l’Union peut enfin arriver. Au lieue d’un traité constitutionnel (une constitution n’était jamais prévue !), l’Union Européenne va donc obtenir un nouveau traité qui va amender les traités précédents. Après le Traité de Rome, l’Acte Unique Européen, puis les Traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, sera donc signé en décembre ce que l’on appellera sans doute le Traité de Lisbonne.

Mais que doit-on en penser. En tant que fervent partisan du traité constitutionnel, j’ai suivi de près lesquels de ses éléments principaux resteraient dans le nouveau document. Un petit rappel: Ce que l’on appelait communément la constitution européenne était composé de trois parties. La première décrivait l’architecture institutionnelle de l’Union, la seconde était la charte européenne des droits fondamentaux et la troisième partie reprenait principalement le contenu des traités existants. Les altermondialistes et les critiques du libéralisme économique étaient surtouts opposés à la troisième partie, alors que celle-ci ne contenait en faite rien de neuf. C’est tout de même cela qui contribua en grande partie (en plus de raisons liés à la politique intérieure) au rejet du traité constitutionnel en France et au Pays-Bas. Au Royaume Uni, par contre, l’opposition se dressait contre a charte européenne des droits fondamentaux. Mis à part la Pologne, qui avait obtenu une influence non justifiée grâce Traité de Nice, tout le monde était d’accord du moins sur les principes de la première partie du traité, donc celle qui régissait les règles institutionnelles.

Le Traité de Lisbonne, sur lequel un accord fût trouvé en grande partie grâce à la diplomatie de Angela Merkel et Jean-Claude Juncker (le rôle de Sarkozy était moins important que ce qu’il laissait croire en France et dans les médias français), contient de faite tous les principes de la partie institutionnelle du traité constitutionnel. Il est donc une bonne nouvelle pour la marge de manœuvre de l’union Européenne. Les point principaux sont:

- L’extension sensible du nombre de décisions à la majorité qualifiée et la simplification des prises de décision grâce au principe de la double majorité : Une décision nécessitera l’accord de 55% des pays membres représentant 65% de la population de l’Union. C’est simple et transparent.

- Le Parlement Européen obtient un rôle plus important car il aura un rôle égale à celui du Conseil Européen dans un grand nombres de domaines, y inclus celui du budget.

- La Commission ne sera plus composé d’un commissaire par pays membre, ce qui la rendait artificiellement grande et moins efficace. Le nombre de commissaire sera limité à 18, ce qui rendra les membre de la commission moins attaché à leur pays d’origine.

- La création d’un président du Conseil Européen, élu pour deux ans et demi (malheureusement par le conseil et non pas par le peuple), et donc d’un visage de l’Union qui lui sera associé vers l’intérieur et l’extérieur.

- Un Haut Représentant (en faite, c’est un ministre des affaires étrangère, mais il n’obtient pas ce titre pour éviter des références à un État) rassemble sur lui les fonctions du commissaire aux affaires étrangères et du chargé des affaires extérieures de l’Union. Cela crée le numéro de téléphone unique dans le domaine des relations extérieures.

Tous ces éléments étaient déjà prévus dans le traité constitutionnel. Qu’est-ce qui est donc différent ? Pas grand chose, finalement. On a surtout pris en compte les demandes de la Pologne et de la Grande Bretagne. Cela concerne trois éléments :

1. Les nouvelles règles de prise de décisions entreront en vigueur qu’en 2014 voire en 2017 au lieu de 2009, comme prévu initialement. Cela permet à la Pologne de garder son influence un peu plus longtemps et cela ne concernera sans doute aucun des décideurs d’aujourd’hui.

2. La charte européenne des droits fondamentaux ne fait pas partie du traité. De plus, un pays peut décider qu’elle n’entrera pas en vigueur sur son territoire, ce que fera la Grande Bretagne, principalement à cause de sa tradition constitutionnelle.

3. Tous les éléments qui évoqueraient un État européen sont rayés du traité : Drapeau, hymne, le nom constitution, le ministre des affaires étrangères, etc. C’es bien dommage, mais en réalité, tous ces éléments symboliques continuent à exister, même sans faire partie des traités.

En résumé: Les compromis qui on été fait pour atteindre un accord sont acceptables, car l’intention principale, la fin de la paralysie de L’Union Européenne à cause de son incapacité à prendre des décisions, en d’autre terme, la réforme des modes de votes au conseil européen et l’extension des décisions à la majorité qualifiée à de nombreux domaines, a été atteinte. Par contre, on aurait très bien pu se prononcer pour la constitution tout de suite, car en grande partie, elle contenait la même chose. En tout cas, cette fois, il n’y aura pas de référendums !