Ironie du sort : À peine ais-je trouvé un boulot que l’agence pour l’emploi m’en propose un pour la première fois – un emploi d’assistant scientifique à l’université de Heidelberg. Bien payé, mais pas trop ce que je veux faire...
31 octobre 2007
Berlin en automne
29 octobre 2007
Hard-Fi – Live
Quand je suis arrivé au Columbiaclub, le groupe en ouverture jouait déjà. Ce que j’ai entendu de Everlaunch (MySpace)m’a bien plu, le groupe originaire de la région de Brême qui n’a jusqu’à présent uniquement sorti un E.P. du nom der Plastic Affairs produit du rock assez pure qui rappelle le groupe allemand Blackmail. Après l’attente habituelle, c’était au tour de Hard-Fi d’y aller. J’étais allé à ce concert un peu sceptique, car je n’étais pas entièrement emballé par le dernier album Once Upon A Time in the West, qui est malheureusement un peu surproduit. Mais étant un fan du premier album, ça faisait longtemps que je voulait voir le groupe en live, je n’allais donc pas manquer cette occasion.
28 octobre 2007
Qu’ils sont bêtes...
26 octobre 2007
A la lecture du BILDblog
Avant de parler de la lecture, je vais vous expliquer ce qu’est le BILDblog. Derrière ce blog ce cachent des journalistes spécialisés dans les médias qui se sont fixés pour mission de suivre de près ce qu’y s’écrit dans le journal BILD. BILD est le plus grand journal européen par son tirage (près de 4 millions d’exemplaires) ainsi que son nombre de lecteur (plus de 10 millions) et s’illustre par son style très populiste qui n’a rien à envier aux tabloïds britanniques. Bien à droite, centré sur les faits divers, les people et les platitudes, il ne vaut mieux ne pas se le mettre à dos et son influence sur l’opinion publique et les autres médias est impressionnante. Les auteurs du BILDblog suivent la maxime qu’ayant une influence telle, le journal a une certaine responsabilité envers ses lecteurs et devrait, tout en étant le tabloïd qu’il est, respecter certaines règles d’éthique journalistiques, surtout en ce qui concerne la vérité. Sont donc épluchées par les auteurs du blog les articles de BILD. Toutes les bizarreries et histoires ahurissantes (pour ne pas dire conneries) que l’on trouve dans ce journal sont ensuite corrigés, les faits sont recherchés et placés dans leur contexte. Grâce à ce travail, BILDblog se place en tête du top 100 des blogs allemands et permet même à l’un de ses auteurs de vivre de sa publication.
Bien qu’ayant déjà souvent entendu parler du BILDblog, je ne faisait pas partie de ses lecteurs jusqu’à présent. Mais comme j’aime à m’amuser sur les titres de BILD en les voyant affichés aux kiosques à journaux, j’étais partant quand Thomas m’a proposé d’aller à la lecture d’hier soir. J’étais un peu sceptique, car je me demandais si ça valait le coup d’aller écouter la lecture de textes de blog. Eh bien oui, c’était bien divertissent. Cela n’est pas uniquement dû à la façon très amusante dont sont écrit les textes, mais aussi à l’art de la présentation du trio de lecteurs (et surtout le charme de Charlotte Roche). Je ne serais donc pas étonné si ce genre de soirée se refaisait, car je n’étais pas le seul dans le public à avoir aimé.
24 octobre 2007
Certains coups de téléphone apportent de bonnes surprises
Hier, j’ai reçu un coup de téléphone de Presswatch. On m’expliqua que cet été, on avait embauché un candidat concurrent, car le poste demandait de très bonnes connaissances d’espagnol. Entre temps, de nouveaux clients ayant été acquis, un nouveau poste doit être crée. On me demanda donc, si j’étais intéressé. Je m’y suis donc rendu aujourd’hui et maintenant, c’est certain: à partir du 05.11., je suis « Volontär » chez Presswatch à Berlin! Cela veut dire que mon existence de chômeur prend fin et que en plus, je reste á Berlin. J’ai du mal à y croire! Il y a quand même deux petits bémols : premièrement, je suis très mal payé (explication: le type de poste). Deuxièmement, conséquence de la surveillance de la presse, on commence le matin entre 6h et 6h30. Ça va être dur… Enfin, ça fait sortir du bureau à trois heures.
De quoi aura l’air mon futur boulot, je vous en parlerai une autre fois quand je l’aurait exercé un peu. Maintenant, je me réjouit d’avoir enfin une nouvelle perspective et je profite de mes derniers jours sans obligations professionnelles. Je me suis tout de même déjà occupé de certains actes administratifs hautement symboliques: Écrire á l’agence pour l’emploi, me retirer de la course pour certains postes pour lesquels j’avais postulé et, avec une satisfaction particulière, annuler tous les abonnements à divers newsletter de services á l’emploi (enfin, pas tous, on ne sais jamais s’il n’y aura pas une annonce pour mon boulot de rêve). Maintenant, je profite de se sentiment dès plus agréable de bientôt avoir de nouveau une tâche á remplir.
23 octobre 2007
Oubliez Knut...
21 octobre 2007
Le Traité de Lisbonne
Mais que doit-on en penser. En tant que fervent partisan du traité constitutionnel, j’ai suivi de près lesquels de ses éléments principaux resteraient dans le nouveau document. Un petit rappel: Ce que l’on appelait communément la constitution européenne était composé de trois parties. La première décrivait l’architecture institutionnelle de l’Union, la seconde était la charte européenne des droits fondamentaux et la troisième partie reprenait principalement le contenu des traités existants. Les altermondialistes et les critiques du libéralisme économique étaient surtouts opposés à la troisième partie, alors que celle-ci ne contenait en faite rien de neuf. C’est tout de même cela qui contribua en grande partie (en plus de raisons liés à la politique intérieure) au rejet du traité constitutionnel en France et au Pays-Bas. Au Royaume Uni, par contre, l’opposition se dressait contre a charte européenne des droits fondamentaux. Mis à part la Pologne, qui avait obtenu une influence non justifiée grâce Traité de Nice, tout le monde était d’accord du moins sur les principes de la première partie du traité, donc celle qui régissait les règles institutionnelles.
Le Traité de Lisbonne, sur lequel un accord fût trouvé en grande partie grâce à la diplomatie de Angela Merkel et Jean-Claude Juncker (le rôle de Sarkozy était moins important que ce qu’il laissait croire en France et dans les médias français), contient de faite tous les principes de la partie institutionnelle du traité constitutionnel. Il est donc une bonne nouvelle pour la marge de manœuvre de l’union Européenne. Les point principaux sont:
- L’extension sensible du nombre de décisions à la majorité qualifiée et la simplification des prises de décision grâce au principe de la double majorité : Une décision nécessitera l’accord de 55% des pays membres représentant 65% de la population de l’Union. C’est simple et transparent.
- Le Parlement Européen obtient un rôle plus important car il aura un rôle égale à celui du Conseil Européen dans un grand nombres de domaines, y inclus celui du budget.
- La Commission ne sera plus composé d’un commissaire par pays membre, ce qui la rendait artificiellement grande et moins efficace. Le nombre de commissaire sera limité à 18, ce qui rendra les membre de la commission moins attaché à leur pays d’origine.
- La création d’un président du Conseil Européen, élu pour deux ans et demi (malheureusement par le conseil et non pas par le peuple), et donc d’un visage de l’Union qui lui sera associé vers l’intérieur et l’extérieur.
- Un Haut Représentant (en faite, c’est un ministre des affaires étrangère, mais il n’obtient pas ce titre pour éviter des références à un État) rassemble sur lui les fonctions du commissaire aux affaires étrangères et du chargé des affaires extérieures de l’Union. Cela crée le numéro de téléphone unique dans le domaine des relations extérieures.
Tous ces éléments étaient déjà prévus dans le traité constitutionnel. Qu’est-ce qui est donc différent ? Pas grand chose, finalement. On a surtout pris en compte les demandes de la Pologne et de la Grande Bretagne. Cela concerne trois éléments :
1. Les nouvelles règles de prise de décisions entreront en vigueur qu’en 2014 voire en 2017 au lieu de 2009, comme prévu initialement. Cela permet à la Pologne de garder son influence un peu plus longtemps et cela ne concernera sans doute aucun des décideurs d’aujourd’hui.
2. La charte européenne des droits fondamentaux ne fait pas partie du traité. De plus, un pays peut décider qu’elle n’entrera pas en vigueur sur son territoire, ce que fera la Grande Bretagne, principalement à cause de sa tradition constitutionnelle.
3. Tous les éléments qui évoqueraient un État européen sont rayés du traité : Drapeau, hymne, le nom constitution, le ministre des affaires étrangères, etc. C’es bien dommage, mais en réalité, tous ces éléments symboliques continuent à exister, même sans faire partie des traités.
En résumé: Les compromis qui on été fait pour atteindre un accord sont acceptables, car l’intention principale, la fin de la paralysie de L’Union Européenne à cause de son incapacité à prendre des décisions, en d’autre terme, la réforme des modes de votes au conseil européen et l’extension des décisions à la majorité qualifiée à de nombreux domaines, a été atteinte. Par contre, on aurait très bien pu se prononcer pour la constitution tout de suite, car en grande partie, elle contenait la même chose. En tout cas, cette fois, il n’y aura pas de référendums !