1 février 2009

La crise

Dans les journaux, ces derniers temps, on ne parle de rien d’autre: la crise. En faite, on nous décrit généralement deux crises. La première n’est pas nouvelle, elle nous préoccupe depuis des années mais semble attirer plus d’attention ces derniers temps, c’est la crise climatique. 2009 sera en ce sens une année décisive : d’une part, nous verrons si Barack Obama est vraiment sérieux avec sa promesse de repositionner les Etats-Unis sur ce problème et d’autre part, la conférence de Copenhague en automne devra trouver un accord poursuivant le protocole de Kyoto. Ayant un climatologue comme colocataire, je suis tout cela de près.

La deuxième crise s’appelait il y a un an encore crise des subprimes (à l’époque, on nous prédisait d’ailleurs encore des années de forte croissance), puis ce fût successivement la crise des crédits, la crise financière et maintenant, c’est la crise économique mondiale. La pire depuis les années 30. On ne sait pas trop quoi en penser : faut-il rester optimiste ou paniquer, essayer de comprendre comment l’on peut tout à coup dépenser des milliards et même des billions ( 1 billion c’est 1.000.000.000.000) ou tout simplement croire que cela servira bien à quelques chose ? L’économie allemande va t’elle bien vivre une récession de 2,5% cette année comme le pensent les pessimistes (ou les réalistes ?) et comment cela se traduira t’il ? Il suffit de se rappeler que même une croissance de 0,5% fait augmenter le chômage pour être inquiet. Faut-il croire aux scénarios catastrophe détaillés toutes les semaines dans le très sérieux hebdomadaire Die Zeit, ou l’on se préoccupe du possible éclatement de la zone Euro ou de la banqueroute le l’Etat ? Ou tout se terminera t’il bien ? Il y bien des raisons de s’inquiéter, surtout quand on observe que le programme de relance du gouvernement est plus le résultat de lobbysme réussi de l’industrie (et des syndicats) automobiles et de compromis entre différentes tendances politiques que de réflexions sur les meures les plus efficaces pour renforcer l’économie. Mais c’est ainsi que fonctionne la politique Allemandes qui demande l’approbation de beaucoup de forces opposées.

Moi-même, j’ai toujours eu un regard très optimiste sur la vie et une foi inébranlable dans la capacité de l’humanité à résoudre ou à s’adapter à tous les obstacles qui se sont dressés devant elle. N’avons-nous pas vaincu ces dernières années de grands problèmes écologiques et économiques, tels les pluies acides, le smog dans nos centres-villes ou les crises économiques des dernières décennies ? L’humanité va une nouvelle fois s’adapter aux nouvelles données et la croissance reviendra.

Bien que ces dernières années la différence entre les plus riches et les plus pauvres se soit de nouveau agrandie, un niveau de vie tel que nous l’avons atteint aujourd’hui (du moins dans les pays développés) n’a jamais été atteint dans toute l’histoire de l’humanité. Et malg´re la crise, personne n’envisage sérieusement que ce niveau de vie soit en danger. N’avons-nous pas plus profité que souffert de la nouvelle donne de la mondialisation ? La réponse est clairement oui – sinon, chaque foyer de la classe moyenne ne pourrait pas se payer d’avoir chez soi un ordinateur et l’internet à haut débit, par exemple. Et qui se rend le samedi dans les zones commerçantes des centres-villes ne peut de toute manière pas croire à une crise, il suffit d’observer la folie de la consommation qui s’y déroule. Soyons honnêtes – un recul de la puissance économique de 2,5 %, cela veut dire que nous retrouverons le niveau d’il y a deux ans. Etions-nous si mal au point à l’époque ?

1 commentaire:

paris bar a dit…

Moi j'ai l'impression qu'on entre seulement dans la crise !