15 février 2012
L'hiver 2012 à Hambourg: d'abord, on se plait...
1 août 2011
Le retour à la vie quotidienne
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| C'est beau aussi, à Hambourg |
15 juin 2010
Un peu d'air frais au bord de l'Elbe
Qu'y a-t-il de mieux pour se débarrasser du bruit enivrant des vuvuzelas qu'une bonne dose de vent frais, le clapotis de l'eau et le bruissement des feuilles dans la forêt? C'est que que j'ai pensé dimanche avant de me mettre en route, histoire de ne pas passer tout le week-end devant la télé à regarder le mondial de foot. Et où trouve-t-on tout ça à Hambourg? Il suffit de prendre la S-Bahn jusqu'à Blankenese et de descendre sur le bord de l'Elbe.
Il y a en effet très peu d'endroit à Hambourg qui soient aussi maritimes que ce morceau de la rive de l'Elbe. Des plages de sable, des rochers couverts d'algues, de mignonnes petites maison rappelant une station de villégiature, des restos de poisson, sans oublier ce jour à un bon petit vent frais. Bien sûr passent sans arrêt de gros bateau qui donne L'envie du large. D'ici, on peu facilement prendre le chemin de randonnées longeant L'Elbe. On a vite quitté les contrées urbanisées pour se retrouver soit directement sur la rive du fleuve, soit plus en hauteur dans de belles forêts ou des parcs assez sauvages. À la fin de la randonnée, on reprend la S-Bahn à Wedel pour rentrer tranquillement en ville. Juste à temps pour se mettre dans l'ambiance avec Serbie-Ghana pour la grande entrée de l'Allemagne dans la Coupe du Monde.
Quelques photos.
12 avril 2010
C’est parti – la préparation a commencé
Comme annoncé dernièrement, je prévois de participer au semi-marathon de Hambourg cet été. Pour moi qui suis en principe plutôt une personne assez peu sportive, c’est un certain challenge. Il est vrai que je fais bien plus de sport depuis quelques années que pendant mes années de lycée, par exemple, mais je n’aurais jamais pensé il y a encore quelque temps que j’allais un jour penser à participer à un semi-marathon.
Depuis deux semaines, j’ai commencé la préparation sérieuse et systématique. J’ai trouvé sur le site du semi-marathon de Hambourg un plan d’entraînement valable, « Fit für den Hamburger Halbmarathon für Fortgeschrittene » (en forme pour le semi-marathon de Hambourg pour l'athlète avancé). Cela veut dire entrainement trois fois par semaine, parfois même quatre fois. Le plan d’entraînement promet, si on le respecte, un temps au semi-marathon de moins de deux heures. Vue le trajet entièrement plat, je pense que c’est réaliste et je serais heureux de réussir cela.
Je suis en tout cas entre temps entièrement équipé de tout ce qu’il faut pour l’entrainement à la course à pied : montre qui mesure mon pouls, bonnes chaussures, tenue vestimentaire adéquate et j’ai déjà les premières journées de courbatures derrière moi. Il faut donc tenir le coup avec l’entraînement, car je n’ai pas d'excuses !
30 janvier 2010
Hambourg – Winter Wonderland

Ça continue – après un court dégèl, qui n’était même pas assez long pour faire fondre toute la neige, l’hiver 2010 façon scandinave de Hambourg continue. La légère fonte de la neige a rendu les routes, trottoirs et pistes cyclables encore plus glissantes qu’avant. En effet, vue que personne ne déblaie les routes, toutes les rues secondaires ainsi que la plupart des trottoirs sont entre temps couverts d’une grosse couche de verglas. On a donc pris l’habitude de sortir non seulement chaudement vétu, mais aussi chaussé avec de bonnes bottines. Sinon, c’est glissade garantie !

Ce week-end, l’hiver hambourgeois a une nouvelle fois montré son plus beau visage. Toute la semaine déjà, les habitants de la ville sont un peu hystériques, car pour la première fois depuis 13 ans, la couche de glace sur l’alster est assez épaisse pour pouvoir y mettre les pieds. C’est donc une patinoire géante en pleine ville! J’attendais également avec impatience et j’avais déjà emmené mes patins à glace au bureau. Pour le patinage, c’est râté pour le moment, vue l’épaisse couche de neige fraîche qui est venue se déposer sur la glace. Mais ça ne fais rien, à la place, c’est encore plus beau. Ce samedi, en plus de la quinzaine e centimètres de neige fraîche, Hambourg a pu profiter du soleil. Comme des dizaines de milliers d’autres habitants de Hambourg, je me suis donc lancé dans une magnifique balade SUR l’Alster. Un rêve ! Après, j’étais exténué, mais un nouvelle fois complètement euphorisé par la neige. Et la fin du temps hivernal n’est pas en vue. Youpi !
19 janvier 2010
Tout le monde en a marre de la neige et du gel...
… sauf Pierre, il adore ça!
Oui, c'est bien ainsi. Alors qu'autour de moi tout le monde se plaint de la neige,du froid, du verglas et de l'hiver en général, moi, je suis heureux! Enfin un vrai hiver qui porte bien son nom! A Hambourg, c'est blanc depuis plus de deux semaines et jusqu'à hier, il gelait en permanence. C'est bien vrai, ca complique certaines choses, comme le vélo. Mais n'est-ce pas bien plus agréable que l'habituel hiver avec plus trois degrés et de la pluie tous le jours? Contre le froid, il existe les vêtements qu'il faut et la neige, ça (me) rend heureux. Il suffit de sortir un après-midi de fin de semaine pour observer la redécouverte par les habitants de la ville du plaisir de la luge et comment les gens sont contents. Heureusement que le froid est de retour demain. Qui peut bien vouloir le dégel?
18 décembre 2009
Hiver, noël et neige

6 décembre 2009
En route vers la Reeperbahn
Le plus intéressant autour de la Reeperbahn à Hambourg, ce ne sont pas les maisons closes, les sex-shops, les live-sex-clubs ou encore les filles en moonboots dans la rue – ça, c’est pour les porcs et les touristes. Ce qui est bien plus passionnant, c’est que l’essentiel des sorties se passent également là. Cela donne au « Kiez » (c’est ainsi que l’on appelle le quartier) son charme, un mélange unique : ici, on trouve un bar ringard à côté d’un lounge branchée, la discothèque pour les prolos à côté du club indé et la boite de nuit la plus en vogue du moment en face du music-hall. Ainsi, dans la rue, on trouve tous genres de publics qui se rencontrent rarement ailleurs, avant de tout de même de nouveau se séparer en entrant dans des localités différentes.
Bien sûr, l’essentiel des scènes de concerts à Hambourg se trouvent également autour de la Reeperbahn. C’est ainsi que je m’y rends assez souvent tôt dans la soirée et/ou en semaine. A ces heures, il n’y a pas encore grande foule, appart les touristes et les videurs des sex-clubs et immanquables filles sur les trottoirs qui semblent toutes me trouver très attractif. A ce moment, le trajet de chez moi vers le « Kiez » est plus intéressant, un vrai plaisir. En effet, il me mène à travers les rues d’habitations des quartiers de la Schanze et de Sankt Pauli. Les rues s’appellent Langenfelder Straße, Eimbüttler Straße, Lippmannstraße, Bernstorffstraße, Glibertstraße, Wohlwillstraße etc. et sont bordées de beaux immeubles du début du siècle dernier. Si je n’étais pas si paresseux et radin pour déménager, ce serait là que je chercherais un appartement. C’est beau, c’est calme et c’est parfaitement situé. Ainsi, je me contente de regarder en passant et de rêver.
J’ai eu l’occasion de passer plusieurs fois cette semaine, la première fois, lundi soir. Ce soir là, j’ai bravé le froid pour une soirée folk au Molotow, d’ailleurs assez bien rempli pour un lundi!
L’ouverture était faite par deux jeunes femmes (ou plutôt filles), qui devraient sauf erreur de ma part devenir la prochaine révélation de la musique folk lors de la sortie de leur premier album début 2010 : First Aid Kit. Les deux sœurs suédoises sont terriblement jeunes (Klara a 15 ans !) et ont des voix bien envoutantes. Le public était aux anges et les a tellement acclamées qu’elles se sont senties obligées de faire un petit rappel improvisé.
First Aid Kit n’a tout de même pas volé la lumière des projecteurs à la vedette de la soirée, Port O’Brien. Le groupe originaire d’Alaska, maintenant domicilié à San Francisco, a emballé le public du Molotow avec son folk-rock qui met de bonne humeur. Dommage que la co-fondatrice du groupe, Cambria Goodwin, n’était pas là. Je suis quand même rentré heureux chez moi.
Deux jours plus tard, retour sur le Kiez, cette fois à la Prinzenbar, pour me retrouver au milieu d’un très jeune public. Tout le monde était venu voir quatre poster-boys de l’indie-rock, les jeunes espoirs d’Auletta. C’est du rock pour la bonne humeur qui rappelle fortement les Kaiser Chiefs ou autre Wombats, mais avec des paroles allemandes. Bizarrement, personne d’autre n’avait encore vraiment essayé. Pourtant, ça marche bien avec la jeunesse.
Jeudi, retour à la folk. La vedette de la scène « new weird folk » était de passage à la Fabrik avec son groupe The Grogs. Il s’agit bien sûr de Devendra Banhart. Vue le coût assez salé des billets, la salle n’était pas particulièrement bien remplie, mais ceux qui étaient là en ont eu pour leur argent.

Devendra est une vraie personnalité, a une présence de scène époustouflante tout en étant assez je-m’en-foutiste, mâchant un chewing-gum en chantant. Ce n’est pas du tout gênant. Il est entouré par d’excellents musiciens, tous (appart le bassiste) également auteurs compositeurs : à la batterie, Greg Rogove (Megapuss, Priestbird), aux guitares Noah Georgeson (qui a produit les trois derniers albums de Devendra Banhart et qui a également sorti un disque en solo) ainsi que Rodrigo Amarante (Little Joy, Los Hermanos). Pour faire honneur à la qualité des musiciens, sont joués sur scène un morceau de chacun.

Sinon, le concert parfait : bonne humeur sur scène et dans le public, excellente musique. On a droit à l’essentiel des morceaux de l’excellent actuel album What Will Be Will Be et a des chansons de toute l’œuvre du chanteur, jusqu’à ses débuts. En plus, quelques reprises joués plus ou moins sérieusement, dont côté moins sérieux du Simon and Garfunkel et le classique « Heart and Soul ». Deux heures de soleil en ces jours de décembre très tristes et gris.
30 septembre 2009
Reeperbahnfestival 09
Comme l’an dernier, je ne voulais absolument pas manquer le Reeperbahnfestival 2009. Ce festival profite de la particularité de Hambourg, où l’essentiel des salles de concerts, boites de nuits et théâtres de boulevard sont concentré autour de la Reeperbahn. (Et oui, la Reeperbahn, ce n’est pas seulement le sexe, mais toutes sortes d’amusement, y inclus la culture!) Sur une vingtaine de scènes différentes se produisent pendant trois jours, du jeudi au samedi, des musiciens de tous les genres de la musique populaire : pop, rock, folk, chanson française et allemande, rap, electro, etc. La plupart des artistes sont des « espoirs », mais tous les ans viennent également quelques groupes plus expérimentés et/ou connus, comme cette année Dinosaur Junior, Editors ou encore le groupe allemand Deichkind. Cette année, mon petit frère Rémi, tout aussi intéressé par la musique que moi, est venu me rejoindre à Hambourg pour trois jours de concerts. Voici quelques bons moments.
Le jeudi, nous avons commencés notre programme par la chanteuse française Berry, qui chantait en atmosphère très intime à l’Imperial Theater, accompagné juste par deux guitaristes. Un plaisir d’avoir, pour une fois, la chance de voir de la chanson française sûr scène à Hambourg, surtout quand c’est de qualité et quand cela vient d’une chanteuse avec autant de charme. La révélation de la soirée, par contre, c’était le groupe norvégien Washington, qui jouait sur la scène de la magnifique Prinzenbar. C’est de la folk-rock qui aurait aussi en pu venir de Portland Oregon, ou Albuquerque, New Mexico. Les connaisseurs devineront les groupes ayant inspirés Wahsington, ajoutons en plus Calexico.
Comme jeudi, le vendredi, nous avons plutôt évités les stars du festival pour des artistes moins connus. Avec raison, car on peut avoir du mal a rentrer dans les salles, si on ne choisit que les grandes pointures de la scène. Après un début de soirée avec les fabuleux Broken Records (encore de la folk-rock, mais cette fois plutôt entre Arcade Fire et les Frames), malheureusement pas dans une salle qui leur allait bien, nous avons dû attendre la fin de soirée pour être une nouvelle fois très emballés.
Tout d’abord, c’était au tour de Reverend and the Makers de faire un show sur la scène de l’Uebel & Gefährlich. Jon McClure, le « reverend » et chanteur du groupe, a bien un égo énorme, mais il sait faire ce qu’il fait. La pop-rock à influence un peu électro est à sa place à cette heure sur cette scène, tout est parfait et la mayonnaise prend donc à merveille. A la fin du show euphorisant, le Reverend propose au public de continuer dehors. Uniquement une petite partie le suit et est gratifiée par un petit concert solo acoustique sur le parking de la salle. C’est le moment « culte » du festival qui émeut surtout les quelques britanniques dans le public, qui n’en reviennent pas. Reverend and the Makers sont tout de même une certaine pointure outre-manche. De retour dans la salle, on continue avec l’euphorie avec WhoMadeWho. On n’a qu’à danser.
Samedi soir commence tôt, car nous assistons à « Meet & Greet with Ray », un petit show interview très sympa à Schmidt’s Theater, ou quelques artistes jouant ailleurs plus tard dans la soirée sont présentés par Ray Cokesm ancien animateur « culte » de MTV Europe, sans doute plus connu en France pour avoir été chroniqueur dans l’émission de Christine Bravo Union Libre. Côté concerts, deux groupes sortent vraiment du lot aujourd’hui. L’un est Animal Kingdom, pour moi la révélation de ce festival. Ray Cokes les compares à Radiohead et Coldplay, ce qui est peut être encore un peu exagéré. Mais la musique est tout de même fabuleuse. C’est d’une beauté, je suis encore euphorique. Juste après, il est déjà tard dans la soirée, je vois pour la troisième fois en un an le très charmant groupe sud-africain Dear Reader. Ils sont toujours aussi sympathiques et on encore gagné en assurance sur scène. Une belle conclusion pour ce festival qui fut encore une fois une belle réussite.
10 août 2009
En vélo á l’aéroport
Je suis toujours du même avis : Hambourg est une ville très propice aux cyclistes. La répartition des surfaces entres voitures, piétons et cyclistes n’est tout de même pas toujours parfaite, c’est souvent le principe « avantage à la voiture » qui l’emporte. Surtout au centre-ville ou c’est un peu étroit, cyclistes et piétons doivent se partager le trottoir. On malgré tout admettre qu’aucune grande rue ne possède pas de piste cyclable. Dès que l’on quitte un peu le centre, ils y a plus de place. Là, il y a toujours une piste cyclable bien distincte, mais pas toujours en excellent état.
A Hambourg, on peut même parfaitement accéder à l’aéroport en vélo. Il est bien connu que l’aéroport de Hambourg est assez peu excentré. Entre temps, il y a même un accès direct avec la S-Bahn. Je suis quand même plus rapide en vélo, ce qui fait que j’ai rejoint l’aérogare directement après le travail vendredi pour attraper le vol pour passer le week-end dans le sud. Il y a une piste cyclable qui mène jusqu’au terminal et des places pour garer les vélos sur place. Incroyable, mais vrai!
Le week-end à Steinen était comme toujours bien sympa et beaucoup trop court, surtout que c’était la java familiale. Les tatas étaient là de France, et j’ai enfin rencontré la copine bulgare de mon frère, Krassimira. Il est quand même resté un peu de temps pour aller chez le coiffeur (oui, il y a des coiffeurs à Hambourg, mais ils ne savent pas aussi bien ce que je veux), une balade dans la Forêt Noire et la visite de l’époustouflante exposition Van Gogh à Bâle. De retour à Hambourg, pour changer, il pleuvait – j’ai donc emmené mon vélo dans la S-Bahn.
2 août 2009
Düvenstedter Brook
Voici quelques photos.
30 juillet 2009
Dans la belle vallée de l’Alster
Il y a déjà quelque temps, je me suis acheté le petit livre Ab ins Grüne – Ausflüge rund um Hamburg (à la verdure – excursions autour de Hambourg). Il contient de nombreuses balades et randonnées pédestres et cyclistes, toutes accessibles avec les transports en commun. Jusque-là, je n’avais pas encore eu beaucoup l’occasion d’en faire – par manque de temps et parce que les conditions atmosphériques n’étaient pas toujours idéales.

Le week-end dernier, finalement, cela à changé. J’ai choisi une randonnée pédestre dont le point de départ était accessible en vélo – un balade dans la vallée de l’Alster. Bon, vallée, c’est peut-être un peu exagéré, c’est plutôt une petite dépression dans laquelle coule une petite rivière. On marche à contre-courant, mais ça ne monte pas – on n’est pas à la montagne ici ! L’Alster est une petite rivière, comparable à la Wiese chez mes parents, mais moins large et plus profonde, on peut donc y faire du canoë. Bien que le point de départ soit en environ très urbain, près de la station de métro Ohlsdorf, on est vite dans la nature : L’Alster est entourée d’une bande de verdure. Rapidement, il y a moins de monde, juste autour des guinguettes comme les allemands les adorent. Plus on remonte la rivière, plus cela devient sauvage. C’est une belle balade, dans une forêt très humide, il y a de nombreuses mares et bras morts de la rivière. Malheureusement, à la fin, je me suis trompé de chemin et ai bifurqué vers la mauvaise réserve naturelle, ce qui fait que j’ai raté la partie la plus sauvage de la balade, la Rodenbeker Quellental. Il faudra que je revienne, surtout qu’une autre balade très intéressante et prometteuse en ce qui concerne la faune (grues, cerf, daims, etc.) se trouve dans le coin.
21 juillet 2009
Fraîcheur d’été
En ces jours estivaux, je ressens un plus grand manque de mes terres sud-allemandes qu’habituellement. Bien que cet été soit qualifié par mes connaissances hambourgeoise comme beau, ensoleillé et – ben oui – estival, étant habitué à autre chose dans le sud, je ne le ressens pas ainsi. Ou sont la vraie canicule, les longues périodes de journées chaudes et ensoleillées, les chaudes nuits d’été et les gros orages?
Bon, on me dit que l’été n’est pas le meilleur dans le sud, car particulièrement lourd et pas toujours très beau mais très orageux. Mais ce que les gens ressentent comme chaud ici, quand même, il ne faut pas exagérer. Je ne pense pas qu’on ait déjà franchi les 30 degrés cette année. Bon, je dois avouer que jusque là, j’ai été plutôt agréablement surpris par le temps à Hambourg en général, qui est bien meilleur que sa réputation – il ne pleut pas plus souvent qu’à Berlin et une petite averse le matin ne voudra pas dire que le soleil ne va pas se montrer plus tard dans la journée. Mais ce serait quand même bien si on pouvait avoir une période de beau temps qui dure plus de deux jours, pour que la ville se réchauffe vraiment. Je me plaindrais aussi (ce n’est pas vraiment agréable quand on doit travailler), mais sans quelques jours de vrai canicule, un été n’est pas un vrai été, quand même. Bon, il reste encore un peu de temps – je voudrais bien encore faire un peu bronzette à la plage au bord de l’Elbe. Heureusement, quand il ne fait pas beau le week-end, on a une bonne excuse pour regarder le Tour de France tout l’après-midi…
24 mai 2009
Une nuit au musée
Après la visite de mon frère dernièrement, ma sœur fut la seconde à faire le long voyage du sud de l’Allemagne pour venir me voir à Hambourg. Elle a choisi un moyen de transport assez peu confortable mais bon marché, le bus de nuit. Il y a en effet une ligne directe de Heidelberg à Hambourg ! Vu que j’avais été à une soirée le vendredi soir, nous étions tous les deux biens fatigués en ce samedi.
Cela ne nous a pas empêchés de nous rendre á la longue nuit des musées qui avait lieu ce soir là de 18 h à 2 heures du matin à Hambourg. Celle-ci en vaut la peine: pour 12 euros, on a accès à 40 musées différents. En plus, le ticket est également valable le dimanche lors des heures d’ouvertures régulières. Ainsi, on n’a pas besoin de trop se stresser le samedi soir pour tout voir.
Nous avons commencés notre périple à la Kunsthalle avec ses nombreux trésors de peinture. Un évènement comme la nuit des musées est pratique pour se faire une idée d’un musée et déterminer si cela en vaut la peine d’y revenir. C’est clairement le cas pour la Kunsthalle, que je reviendrai voir tranquillement. Pour cette soirée, c’était un peu trop: trop de monde, trop d’impressions.
Nous sommes donc allés voir ailleurs. Après un crochet à la mairie – également ouverte au public ce soir là, nous nous sommes rendus au voiliers-musée Rickmer Rickmers. Cela fait longtemps que je voulais y jeter un coût d’œil, mais je n’avais pas envie de payer pour le faire. Le bateau en vaut la peine d’être visiter, l’expo est pas mal faite. De plus, rien que le fait de monter sur un grand voilier est impresionnant.
La fatigue commençait à se faire sentir sérieusement, mais nous n’en avions pas encore fait assez! Dons, en route pour la Speicherstadt. Là, nous avons d’abord effectué un rapide passage au musée Afghan, un petit musée aménagé avec beaucoup d’amour. L’exposition explique la culture et les attraits touristiques de ce pays toujours aussi mystérieux pour nous occidentaux. Quelques maisons plus loin se trouve le Speicherstadtmuseum, où nous avons terminé notre soirée. Se musée est également très bien fait. L’exposition donne une impression sur l’Histoire de ce quartier, du port et du travail des dockers. On doit connaître ça en habitant de Hambourg.
Comme le temps n’était pas très beau dimanche, nous avons continués avec les musées. Après une bonne grasse matinée, nous nous sommes rendus au musée de l’émigration BalinStadt sur l’île portuaire de Veddel. Je conseille vivement la visite de cet excellent musée. Y est retracée toute l’Histoire de l’immigration outre-Atlantique : La difficile décision des émigrants, leur parcours laborieux pour arriver à leur port de départ, le passage à Hambourg, la traversée de l’Atlantique puis la nouvelle vie en Atlantique. On passe des heures dans le musée sans s’en rendre compte. Cela démontre la qualité de l’exposition.
10 mai 2009
Encore une raison d’aimer Hambourg…
… c’est l’anniversaire du port, lequel la ville fête chaque année en grande pompe le deuxième week-end de mai. C’était le 820ème cette année. Pas la peine de passer beaucoup de temps au cœur de la fête autour des Landungsbrücken – trop de monde, trop de saucisses grillées, scènes bruyantes et autres choses gênantes que l’on trouve á ce genre de fêtes plutôt populaires en Allemagne. Il vaut mieux en peu suivre l’Elbe, se chercher une place tranquille ou en peut s’installer. Là, on peut tranquillement observer les manœuvres impressionnantes de des pilotes de chasse de la brigade aérienne de l’armée suisse, et surtout, le ballet des voiliers et autres bateaux quittant le port en direction de la mer. Quel beau spectacle !
Photos.
26 avril 2009
Je vais au stade…

Il n’y a que deux aspects positifs au fait que le SC Freiburg soit pour le moment en deuxième division : Le premier, C’est qu’il y est un équipe de pointe qui joue tous ses matches en position de favori – encore plus cette année, vue qu’il mène au classement depuis des semaines. Le second avantage est que cela permet au SC Freiburg de venir jouer à l’extérieur à Hambourg au stade mythique du Millerntor pour affronter le non moins mythique SC Sankt Pauli. Une bonne occasion pour moi de me rendre à ce stade, et une occasion encore meilleure pour mon frère Philippe d’en profiter pour venir à Hambourg. Ainsi, vendredi dernier, nous nous sommes retrouvés dans la tribune des fans du club visiteur bien remplie dans le stade du Millerntor, ou le match se jouait à guichet fermée – et oui, en Allemagne, la D2 attire également du monde, surtout lorsque des équipes intéressantes s’affrontent. Nous avions donc l’occasion de savourer l’atmosphère exceptionnelle de ce stade bien particulier – plus de la moitié de places debout, bancs en bois à la tribune d’honneur, musique punk-rock avant le match, ambiance de rêve. Pas grand-chose à dire sur le match en soit – très mauvais. Mais nous avons eu ce que nous voulions : un but pour le FC Sankt Pauli pour voir les fans fêter sur le « Song 2 » de Blur, mais un de plus pour le SC Freiburg, qui conforte ainsi sa première place et améliore ses chances de monter en première ligue.

Un mot sur les fans de Freiburg qui avaient fait le voyage. La plupart avaient parcouru les 800 kilomètres (ou beaucoup moins – pas mal de sudistes exilés à Hambourg) pour voir jouer leur équipe dans la bonne humeur. Par contre, les « ultras » eurent le besoin de démontrer qu’ils étaient les seuls « vrais fans ». Lorsque trop peu de membres de l’assistance étaient près à entonner les chants annoncés par leur meneur (très mauvais, d’ailleurs), celui-ci abandonna, écœuré. En conséquence, chaque chant entonné par d’autre que le petit groupe d’ultras fût contré par un autre chant ou carrément boycotté. De plus, les ultras se sont faits un plaisir de brandir leurs drapeaux dès que le ballon s’approchait de notre côté, bouchant ainsi la vue de nombreux spectateur. Autant dire que l’ambiance n’était pas la meilleure… Dommage.
Pour le reste du weekend, Hambourg a montré sa meilleure face à Philippe : soleil ininterrompu, beauté du printemps, plage de l’Elbe, le marathon, quelques bières détendues dans le quartier de la Schanze, de l’action sur la Reeperbahn, une vue sublime de la tour du Michel – pas étonnant qu’il ait été très emballé. Pourtant, Philippe n’est vraiment pas un fan des grandes villes. Il reviendra sans doute bien vite – je m’en réjouis !
21 avril 2009
Le „vieux pays“
Chaque grande agglomération allemande a son grand pays agricole au pas de ses portes et en est un peu fière : que se soit le Brandebourg pour Berlin ou le Palatinat pour la région du Rhin-Neckar, ou bien l’Altes Land pour Hambourg. Altes Land, ou « vieux pays », on n’aurait pas pu trouver un nom plus romantique pour cette plus grande région arboricole d’Allemagne, dont on parle avec fierté dans le Nord du pays.
Y a-t’il un meilleur moment pour visiter l’Altes Land que la floraison des arbres fruitiers ? Je ne pense pas. La période prolongée de temps magnifique que nous vivons en ce moment mène à la floraison précoce de la végétation. C’était peut être encore un peu tôt pour les pommiers, mais les cerisiers étaient déjà en apothéose. Je me suis donc mis en route avec mon vélo comme de nombreux autres hambourgeois, vêtis en tenue d’été pour aller me rendre compte moi-même de l’idylle. Le voyage avec le ferry des Landungsbrücken jusqu’à Finkenwerder en vaut la peine. Mon tour me fait d’abord longer la digue de l’Elbe, puis je remonte la vallée de l’Este jusqu’à Buxtehude, pour revenir ensuite sur Neugraben et rentrer à Hambour en S-Bahn. C’est du pur romantisme : les arbres en fleur, des vieilles fermes, une vieille ville très pittoresque à Buxtehude et un soleil magnifique. Le soir, j’étais assez exténué, tant de sport à l’air frais et au soleil, je n’ai plus l’habitude. Mais l’effort en valait la peine, comme le prouvent les photos.
18 avril 2009
Comme des vacances
- La visite de la ville en bus
- Le jardin bitanique Planten un Blomen en pleine effervéssence de printemps
- Le marché au puce du quartier de la Schanze
- Blankenese et le feux de pâques
- Le Fischmarkt (marché aux poissons), ce qui veut dire se lever très tôt, on aurait aussi pu sortir longtemps et ne se coucher après, mais ça, ce n’est plus de l’age de mes visiteurs.
- Une journée à la mer baltique avec diner à Lübeck
- La visite de l’exposition Matisse (qui vaut vraiment la visite)
- Balade au Stadtpark, un autre parc en ville
Bien sûr, la visite des parents veut aussi dire de nombreux repas au restaurant – souvent du poisson, on en profite – et autres gâteries. En plus, j’ai eu un gâteau d’anniversaire, un plaisir rare maintenant que je ne vis plus à la maison depuis des années. Tout ça ne fut pas vraiment reposant, mais avait toutefois le même affet que quelques jours de vacances. Dur dur de reprendre le boulot après.
Les photos viennent de mes parents.
4 avril 2009
Enfin le printemps
Cet hiver m’a parus particulièrement long. Ça fait donc vraiment du bien que le printemps soit enfin là ! Cela veut dire de pouvoir à nouveau prendre mon petit déjeuner sur le balcon, faire ma pause le midi dehors au soleil et profiter du beau temps en passant le maximum de temps dehors. Je ne suis pas le seul qui attendait cela avec impatience, comme j’ai pu le constater aujourd’hui lors d’une balade au jardin botanique Planten un Blomen. Mais on connaît ça en Allemagne : dès que les premiers rayons du soleil commencent à donner un peu de chaleur, les terrasses des cafés se remplissent à vue d’œil et les queues se prolongent devant les vendeurs de glaces. L’été peut arriver !
22 mars 2009
Blankenese

Le charme de Blankenese est dû à un ensemble d’éléments différents. Tout d’abord, ici, ce n’est plus tellement urbain, on a l’impression d’être déjà à la campagne. Cette impression est renforcée par une caractéristique unique de Blankenese : sa situation en pente et donc son caractère de « quartier à escaliers ». En effet, la situation très pentue fait que très peu de rues traversent le quartier. Par contre, un vrai labyrinthe d’escaliers et de ruelles mène à travers les maisons. On se perd constamment. La situation du quartier est phénoménale : la pente orientée au sud descend vers l’Elbe. De partout, on a une vue imprenable sur le fleuve majestueux (il a ici une largeur de trois kilomètres). Des meilleurs emplacements, on la voit se perdre à l’horizon. La vue est particulièrement bonne du Süllberg. Finalement, Blankenese est encadré par de nombreux parcs pleins de vieux bois majestueux qui invitent à s’y détendre. Une balade bien reposante.








