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27 mai 2008

L'appartement est vide

Ça y est . Hier matin à sept heures pile, les déménageurs sonnaient à ma porte pour venir chercher mes affaires et les transporter à Hambourg. Comme ma boite me paie le déménagement, je n'ai pas du tout porter cette fois et j'ai pu me permettre de faire transporter le tout. Cr'est impressionnant comment les déménageurs hisse tout facilement les caisses sur leur épaule et les portent comme si de rien n'était. Après une heure et demie, tout était parti.

Il me restait donc beaucoup de temps pour profiter de ma journée de congé spécialement accordée pour peindre mon appartement (après un passage à l'ambassade de l'Inde pour aller demander mon visa). Grâce à l'aide précieuse de mon petit frère, tout fût terminé en début de soirée. Je suis juste courbaturé... En tout cas, un chapitre commence à se clore. J'aimais mon appartement et mon quartier de Neukölln que je laisse derrière mois avec tristesse. Je passe les dernier jours à Berlin chez mon frère à Kreuzkölln, pas loin de chez moi, en faite. C'est le nouveau coin branché à la limite entre Kreuzberg et Neukölln. Samedi, départ pour Hambourg, ou je dois tout redéballer. Je suis pas vraiment motivé, mais je me réjouis d'emménager dans ma nouvelle collocation, qui me semble très sympa. Je pense que je vais m'y sentir.

Quelques autres photos...

16 décembre 2007

Mon dernier concert '07

Après que ce que nous avions prévu comme final concertique de l’année 2007 se soit terminé en fiasco total, il fallait absolument trouver un remplacement adéquat. L’année 2007 (excellente au niveau concerts) ne pouvait pas se terminer ainsi, tout de même! Heureusement, nous avons trouver un petit bijou très prometteur: Mardi avait lieu au Kesselhaus de la Kulturbrauerei le festival Polarzoo. Ici allaient jouaient une formation en provenance de chacun de cinq pays scandinaves. Entre les groupes étaient projetés des clips et des courts métrages. La soirée s’annonçait donc très bien.

Je ne peux rien vous dire sur le premier groupe, Desert Planet en provenance de la Lapponie finlandaise, car je ne l’ai pas vu. Avant le concert, je devais en effet d’abord aller à la réception de noël de mes anciens collègues de l’ambassade du Canada. Mais je ne pense pas que le son electro-game-boy du groupe m’aurait beaucoup plus. Heureusement, nous sommes arrivés à temps pour le second groupe de la soirée, Ida Maria de Norvège. La formation porte le même nom que sa chanteuse et sur scène, un morceau de bon rock indé en chassait un autre. Le show sur scène, qui était plutôt punk, emballa le public, qui était très peu nombreux et plutôt nouille. On peut télécharger quelques chansons sur le site web (en norvégien) du groupe, et je pense que le premier album ne va pas tarder.

Le groupe suédois Last Days of April est également encore assez jeune par son age, mais il existe déjà depuis un bon bout de temps et s’est acquis une certaine notoriété en Allemagne en jouant sur les grands festivals et en ouverture du groupe Sportsfreunde Stiller (un groupe à grand succès ici). Le chanteur Karl Larsson et les musiciens qui l’accompagnent font de la belle musique pop-rock indépendante, que j’aime bien écouter. Malheureusement, sur scène, il manque un petit quelque chose. Comme le public n’était pas vraiment enthousiaste, le courant ne passait pas très bien. L’on avait donc la chance d’écouter de la bonne musique, mais le tout n’était pas des plus passionnant.

Le point d’orgue de la soirée et la raison pour la plus grande partie du publique pour sa venue étaient sans aucun doute les danois de Kashmir. Leur rock plutôt sombre, envoûtant et plutôt calme ne laisse pas indifférent. La musique rappelle un peu Interpol, mais on discerne aussi des éléments musicaux qui évoquent les Dire Straits. En tout cas, on peut bien se laisser emporter par elle. Enfin, le public se réveilla! Bien que la performance soit bien brève a cause du planning très précis de la soirée, Kashmir rendirent la soirée inoubliable. Tous les morceaux un peu plus entraînant et donc adéquat à un concert étaient de la partie, on pouvait donc rentrer chez soi satisfait. Je dois avouer que c’est ce que je fis, alors que le dernier groupe de la soirée, les islandais de Wulfgang, n’étaient pas encore apparus sur scène. Mais minuit approchait et je savais que mon réveil allait sonner à cinq heures le lendemain matin. Dur, dur la vie de salarier…

Pour terminer, un petite devinette sur la vie quotidienne dans le quartier multiculturel de Neukölln. À votre avis, qu’est-ce qu’une « antrikot » chez mon boucher turque favori ? En tout cas, je me réjouis de la manger ce soir.

9 décembre 2007

Frustration et ambiance des Fêtes

Pour vendredi soir, Thomas nous avait trouvé un beau petit concert, les Motor FM Weihnachtssessions au White Trash Fast Food, entre autre avec The Fashion et Soko. Cette dernière, une petit française, s’est fait remarquer dernièrement avec « I Kill Her », un petit tube surprise qui passe pas mal sur certaines radios berlinoises, alors qu’elle n’a même pas de contrat chez une maison de disques. Les allemands ont toujours aimé les filles avec un accent français, et il est vrai qu’elle est mignonne, la petite, comme on peut le voir ici. Malheureusemet, nous avions sous-estimé l’attrait qu’exerçait l’événement et surestimé la taille du club. Alors que nous étions sur place à l’heure (à 19 heures !) pour l’ouverture des portes et que nous avions déjà fait la queue qui avançait très lentement pendant 45 minutes, c’était complet avant que nous puissions rentrer. Ah, c’était râlant ! Nous dûmes alors nous contenter d’aller se faire un petit resto et boire une bière. Dans un coin de Berlin que l’on ne connaît pas trop c’est pas si évident et ne donne pas forcément une soirée très réussie.

Entre temps, j’attends l’accord de ma chef de Hambourg pour savoir si je peux prendre congé le 24 décembre (je ne peux pas espérer plus) et j’essaie de me mettre à l’ambiance de noël. Celle-ci a du mal à s’installer cette année. C’est pourquoi j’ai décider de mettre un peu de décorations dans mon appartement et de me faire une fenêtre de noël avec les moyens du bord. Ce qui a mieux marché, c’était d’aller faire un tour sur le marché de noël de Rixdorf, qui a lieu sur ma place préférée de Neukölln, la Richardplatz. L’exceptionalité de ce marché de noël est qu’il se distingue des autres marchés berlinois (d’après mon comptage sur weihnachtsmarkt-deutschland.de, il y en a 36) par le fait qu’il ne soit pas purement commercial. Premièrement, il ne dure qu’un week-end, et deuxièmement, il est organisé par les associations caritatives et clubs locaux. Cela lui donne une ambiance très sympathique et familiale qui m’a beaucoup plue. J’ai donc essayé de la reproduire sur des photos, ce qui n’est pas évident et qui a produit des photos pas forcément très nettes, dû à l’obscurité.

20 novembre 2007

Nager au musée

Maintenant que je passe mes journées au bureau, les yeux rivés sur deux écrans d’ordinateur et qu’en plus il fait bien trop froid pour qu’il me vienne à l’idée de faire le trajet pour m’y rendre en vélo, j’éprouve à nouveau le besoin de m’exercer physiquement. C’est ce que j’ai donc fait aujourd’hui en me rendant à la piscine couverte de Neukölln, à deux pas de chez moi. C’est un déplacement qui en vaut la peine, pas seulement concernent l’exercice physique, mais aussi pour le plaisir architectonique.

La Stadtbad (piscine municipale) Neukölln fût érigée dans les années 1920 dans le style de l’art nouveau, d’après les plans des architectes Reinhold Khiel et Heinrich Best (ce dernier apparaît dans le roman Les Bienveillantes, à une position haut placée au sein de la SS, comme bonne relation du personnage principal) puis restaurée dans les années 1990 dans le respect du monument historique. Elle contient deux halls de natations, le grand (à l’origine pour les hommes) et le petit (pour les femmes) avec un bassin de 25 mètres chacun. En plus, il existe plusieurs saunas et bains de styles romain, russe et finlandais, que je n’ai pas vus, parce qu’il ne sont pas compris dans le prix pour la natation. Mais les photos sont prometteuses. Pour nager, la configuration de la piscine n’est pas tout à fait idéale, car les bassins ont chacun une extrémité peu profonde. Par contre, c’est une expérience particulière de nager dans un environnement de colonnes corinthiennes, de mosaïques et de morses fontaines. C’est comme si on nageait dans un musée.

31 octobre 2007

Berlin en automne

On m’avait prévenu: à ce qu’il parait, Berlin en hiver, c’est plutôt déprimant. On n’y est pas encore, mais l’automne apporte également pas mal de journée où le temps invite à la déprime. Heureusement que je suis de bonne humeur en ce moment, ce qui m’immunise de ces dangers, mais il faut quand même profiter au maximum des peu de jours plutôt lumineux qui surgissent ici ou là. Surtout, j’aurai bientôt moins le temps pour des activités tranquilles. Ces derniers jours, j’ai donc profité de belles balades qui m’ont dédommagé pour les nombreuses journées humides, grises et froides. Dernièrement, je me suis promené le long de la Spree entre Friedrichstraße et Moabit (au centre de Berlin). Coloré par l’automne, ce coin est bien beau, surtout après que l’on ait laissé derrière soi la chancellerie fédérale. J’avais d’ailleurs un peu négligé ce coin jusqu’à présent (photos). La chancellerie fédérale et par ailleurs pour moi vraiment un chef d’œuvre de l’architecture contemporaine, je la trouve magnifique! Aujourd’hui, j’ai commencé ma balade directement chez moi pour aller longer le Neuköllner Schifffahrtskanal puis le Landwehrkanal jusqu’à la Prinzenbrücke à Kreuzberg. Bien que je sois maintenant un habitué du coin, ça vaut vraiment le détour en automne (photos).

Ironie du sort : À peine ais-je trouvé un boulot que l’agence pour l’emploi m’en propose un pour la première fois – un emploi d’assistant scientifique à l’université de Heidelberg. Bien payé, mais pas trop ce que je veux faire...

16 octobre 2007

Les petits coins à découvrir près de chez moi

C’est souvent pareil, à force de faire du tourisme partout, on ignore un peu ce qu’il y a de beau directement devant sa porte d’entrée. En effet, mon quartier soi disant à problèmes de Neukölln, où il fait en faite bien mieux vivre qu’à en croire sa réputation, réserve quelques agréables surprises. On trouve de très beaux coins à quelque pas de chez moi. Prenons le Körnerpark. Ce petit jardin public date du début du siècle passé. Il à été réalisé sur l’emplacement d’une carrière de graviers, dont le propriétaire, Franz Körner, fît don à condition que le parc qui allait la remplacer porterait son nom. On y réalisa un magnifique petit ensemble paysager néo baroque qui se cache aujourd’hui entre les habitations et qui est un lieu de repos qui se prête parfaitement pour passer quelques heures au soleil d’automne avec un bon livra à la main. (Photos ici)

De là, si l’on se remet en route pour retourner chez moi, il n’y a qu’à faire un petit détour en traversant la Karl-Marx-Straße pour atteindre un autre joyau, la Richardplatz ainsi que le quartier de la Böhmische Sidlung Rixdorf. La Richardplatz est le centre historique de l’ancien village de Rixdorf, qui changea de nom en 1912 pour devenir Neukölln et qui, peu après, fût intégré au grand Berlin. Ici, à seulement quelques encablures de la bouillonnante Karl-Marx-Straße, qui est la principale rue commerçante du quartier, règne une ambiance calme qui rappelle plutôt une vieille ville ou un village. Mais pour l’atmosphère vraiment rurale, il n’y a qu’à faire quelques pas de plus pour pénétrer dans böhmisch Rixdorf. Ce quartier trouve son origine au 18éme siècle. A cette époque, le prince de Prusse Friedrich Wilhelm I. (dont la statue orne encore un petite place du quartier) installa ici des réfugié protestant qui s’étaient enfui de Bohême pour échapper au poursuites religieuses. Bien qu’il n’y reste que peu de témoignages du temps de la venue de ces bohémiens, le coin a gardé un vrai aspect villageois.

Pour conclure, tout à fait autre chose : Pour ceux qui cela intéresse et qui ne le savent pas encore, le groupe Radiohead a publié son nouvel album In Rainbows sur son site internet. Cette dernière œuvre a pris de court tout le monde par sa sortie surprise sur le net et qui le télécharge paie ce qu’il veut (ou même rien du tout). Aucune raison de s’inquiéter pour la santé financière du groupe, l’album aurait déjà été téléchargé plus d’un million de fois à un prix moyen de six livres sterling. Faites vos comptes ! Encore une preuve que les maisons de disques ont de plus en plus de mal à trouver leur rôle dans le monde actuel de la publication musicale. En tout cas, In Rainbows est un excellent album. Et celui qui écrit ceci n’est habituellement pas le plus grand fan de Radiohead.

14 août 2007

C’est bon de rentrer chez soi!

Je suis de retour à Berlin depuis ce week-end et je me rend compte seulement maintenant, comme cela me manquait d’être de retour. Autant j’ai savouré d’être chez mes parents dans la Forêt Noire – je me rend compte à chaque fois que je suis là-bas comme la nature me manque parfois ici – je suis tout de même heureux d’être à nouveau chez moi. D’autant plus que je n’ai pas tellement pu profiter de la nature, puisque c’était plutôt la flotte qui dominait dehors. Nous n’avons pas été touchés par les inondations, mais la pluie tombait quand même sans arrêt. Quand je voyais à la météo qu’à Berlin, il faisait chaud, j’étais en colère. En plus, quand je suis chez mes parents, je n’arrive pas à me motiver à faire quelque chose d’utile. Cela fait de bien de glander un peu parfois, mais après quelques jours, ça suffit. Ça fait également du bien de revoir quelques vieux amis.


En fait, je me suis senti vraiment bien quand j’ai passé la porte de mon appartement berlinois. Ici, je suis vraiment chez moi et c’est là que je me sens le mieux. J’ai mon calme, je peux faire ce que je veux et il y a d’innombrable possibilités de passer son temps agréablement. Surtout, ma motivation est de retour et j’ai réussi ces dernier jours à envoyer tout un tas de lettre de motivation. Espérons que ce sera avec plus de succès que jusqu’à présent… Comme le beau temps est de retour et que j’ai de la visite sympa, tout est au mieux. Je vais d’ailleurs me baigner cet après midi, on va essayer un nouveau lac, cette fois du côté ouest de Berlin. Il ne me manque plus qu’un boulot, et vite, sinon, le blues du chômage sera de retour bientôt.

22 avril 2007

Un week-end printanier à Berlin.

J’ai vraiment de la chance! Depuis que je suis arrivé à Berlin, à part quelques jours de pluie ente deux, je n’ai encore rien remarqué de la grisaille que l’on dit caractéristique de Berlin. Au contraire, il fait beau tout le temps. Et bien que nous n’ayons pas les températures estivales de la semaine dernière, le soleil invite encore à sortir cette fin de semaine. On peut ainsi observer la ville devenir de plus en plus verte. Ainsi, les arbres de ma cour intérieure se sont garnis de feuilles et celle-ci est devenu beaucoup plus accueillante. J’ai donc fait un petit tour en vélo le long de la rive Neuköllnoise du Landwehrkanal ainsi que de sa prolongation, le Neuköllner Schifffahrtskanal (les trois f ne sont pas une faute de frappe, depuis la réforme de l’orthographe allemand cela s’écrit ainsi) pour faire quelques photos.

Pour pouvoir profiter pleinement du printemps, je me suis acheté hier un nouveau vélo – le cinquième vélo d’adulte que j’aie possédé : le premier fût détruit lors d’un accident, le second volé devant mon immeuble à Heidelberg, le troisième, qui était d’occasion, était cassé et le quatrième de même. Plus de détails dans quelques phrases. J’ai pu acheter ce vélo grâce aux fonds mis à ma disposition par mes parents á cette fin pour mon anniversaire. Ma nouvelle bicyclette est un trekking bike tout à fait adapté à la vie quotidienne citadine. L’achat était devenu plus que nécessaire dû à l’état de mon ancien modèle. Déjà à Heidelberg, le garde-boue était tombé un jour, le dérailleur était complètement défaillant, ce qui fait que la chaîne sautait quand je maltraitait trop les pédales. De plus, dernièrement, l’une des transmissions des freins a cédé et l’autre frein n’était plus tellement valable non plus. C’était donc devenu un danger pour moi et les autres sur la route. Je le garde quand même comme deuxième vélo pour mes visiteurs. Réfléchissez-y donc à deux fois quand je vous proposerai de faire du vélo avec moi ici… Quel plaisir d’utiliser mon nouvel engin : on peut rouler vite sans avoir peur de ne pas s’arrêter au prochain feu, ce ne fait plus plein de bruit et s’est tellement moins fatiguant.


Un bon week-end n’est bien sûr complet que si l’on à l’occasion d’aller voir un bon concert. J’ai toujours du mal à classifier et à décrire la musique que fait un groupe, c’est pourquoi je m’abstiendrai de le faire dans le cas de The Blood Arm de L.A., California. Ces trois gars et une fille était à l’honneur hier soir au Lido de Kreuzberg et je suis toujours totalement conquis par leur performance. Leur album Lie Lover Lie est déjà excellent, vous devriez absolument l’écouter. Mais en live, The Blood Arm est à ne pas manquer. Tous les éléments pour un show réussi sont rassemblés. Il y a la musique excellente, bien sur. Ensuite, le charisme incroyable du groupe dans son ensemble (la fille aux synthé est remrquable) et du chanteur en particulier. Celui-ci rappelle vocalement Alex Kapranos de Franz Ferdinand, il a des qualités de entertainer indéniables et ne semble avoir que du sexe dans la tête. J’ai rarement vu une telle interaction avec le publique. Entre les morceaux, il n’arrête pas de draguer des membres masculins et féminins du public – gentiment et avec beaucoup d’humour – et de vanter les qualités (sexuelles) des membres du groupe. Il se mélange au public à plusieurs reprises et réussi à faire s’asseoir tous le monde pour la chanson « Angela ». D’autres éléments du show sont un annonceur qui fait partie de l’entourage du groupe et qui chauffe la salle à bloc et le fait qu’à la fin du concert, le chanteur fasse monter du public sur la scène. Là, je ne suis pas trop fan, mais ça met de l’ambiance. En résumé, c’était mon concert de l’année jusqu’à maintenant, et cela veut dire quelque chose. Les autres que j’ai vu jusqu’à présent était en effet également de qualité.


Finalement je dois encore écrire quelques mots sur l’élection présidentielle d’aujourd’hui. Moi même, je ne peut pas voter, car je devrais pour cela me déplacer à Stuttgart ou Freiburg (puisque le vote par correspondance n’existe pas en France et je m’y suis pris trop tard pour faire une procuration) mais je suis quand même très expectatif en ce qui concerne les résultats de ce soir. Je dois dire que je suis assez confiant pour la qualification de Ségolène au second tour. Mais j’ai un peu peur d’un trop bon score pour Sarko et également pour le Pen. J’ai effectivement un pressentiment qu’il pourrait finalement faire mieux que Bayrou – ce dernier n’ayant pas de projet et jouant sur le mécontentement, ce qui n’est pas convaincant dans son cas. De plus, Le Pen fait toujours mieux qu ce que lui prédisent les sondages. Je suis surtout curieux comment Bayrou va se comporter entre les deux tours : va t’il se dégonfler et se rallier à Sarko pour sauver sa peau et assurer son avenir politique ou va t’il continuer son cheminement du politicien anti-système au centre et négocier chèrement son ralliement à Ségolène Royale ? Si la deuxième option était le cas, la politique française deviendrait très intéressante dans les prochaines semaine, car la donne au centre et à gauche changerais entièrement. Observera t’on une scission du PS, la fin de l’UDF ? Comment se comporteraient les communistes, les verts, la gauche du PS, la droite de l’UDF, des gens comme Borloo où Azuz Bégag, les Radicaux de Gauche. Nous en saurons plus bientôt… Je serais en tout cas scotché à ma radio ce soir !

7 avril 2007

La Rütlischule

Je ne sais pas si on en a parlé en France, mais en Allemagne (en dehors de Berlin) dès que je mentionne que je vis à Neukölln, on me demande si la Rütlischule (le collège Rütli) est près de chez moi. Ce collège a été au centre de l’attention nationale il y a environ un an, car ses profs ont publié une lettre demandant de fermer l’étblissement en raison de leur incapacité à trouver des solutions aux problèmes qui y régnaient. Le collège est en effet pas loin de où je vis, il me faut cinq minutes en vélo pour m’y rendre et je passe tout près si je vais vers le Görlitzer Park où la Schlesisches Tor à Kreuzberg (un lieu de prédilection pour les sorties en soirée). Puisque la lettre de désespoir des profs de Rütli datait d’un an il y a quelques jours, on a beaucoup parlé du collège dans les médias ces derniers temps.

Il semble que l’appel au secours est porté ses fruits. En effet, un certain nombre de projets sont en cours pour maîtriser les élèves, dont un me plait particulièrement. Des élèves du collège dessinent des vêtements – le Rütliwear – qui est distribué de manière professionnelle par internet. Les vêtements ne sont pas mal du tout. Surtout les T-shirts de solidarité, dont le chiffre d’affaire sert exclusivement au financement du projet et qui portent simplement le nom RÜTLI au recto, sont bon marché à 14 euros pièce.

Je profite de l’occasion pour parler en quelques mots du public habitant à Neukölln. Tout d’abord, il faut souligner que lorsqu’on est à Berlin, on se rend compte rapidement qu’une majeure partie de ses habitants ne fait pas parti des mieux logés au niveau socio-économique. Il n’y a qu’a prendre le métro une fois pour le remarquer. On peut par ailleurs écouter des discussions très divertissantes à cette occasion. Par exemple, j’ai eu la chance dernièrement d’écouter des conseils excellents comment tirer le plus de profit d’une session au solarium…

Le public de Neukölln se laisse résumer ainsi : plutôt jeune, prolo, étranger. Je n’ecris pas cela au sens négatif. Mais ça saute aux yeux quand on a passé la plus grande partie dans sa vie dans des lieux et des milieux assez aisés, à dominance classe moyenne et assez bourgeoise. Je découvre ainsi une facette de la société allemande qui m’était jusqu’à présent inconnue (du moins de façon pratique). Et je dois ajouter : je n’ai pour le moment observé aucune scène de violence ou de délinquence. Je me suis également jamais senti en insécurité, quelle heure soit-il. Au contraire, je me sens très bien et à l’aise dans mon voisinnage au cœur de la « City » de Neukölln !

14 mars 2007

Ça commence à devenir sérieux…

J’ai eu hier soir un petit avant-goût de mon stage qui commence lundi, car j’étais invité à une petite réception informelle a l’ambassade du Canada. J’ai ainsi eu l’occasion de faire la connaissance de mes futurs collègues. Je dois dire que ma première impression est très positive, je pense que le boulot pourrait être sympa. Ce qui m’a surtout plus, c’est la façon très informelle des interactions entre collègues au-delà des hiérarchies. Tout le monde se tutoie. Aucune comparaison avec le consulat à Bordeaux…
Entre-temps, j’ai fait un premier pas pour m’assurer un petit revenu. Je me suis rendu au JobCenter Berlin-Süd, amalgame entre l’équivalent de l’ANPE et les caisses sociales, qui est responsable également pour les habitants de Neukölln. Je dois dire que c’est autre chose que le Arbeitsamt (ANPE) de Heidelberg. Rien qu’à la réception, il doit y avoir une douzaine d’agent, contre deux à Heidelberg et l’ont fait la queue en zigzag comme dans un parc d’attraction. J’en suis ressorti après une attente beaucoup plus brève que ce que j’avais pensé avec deux rendez-vous et une pile de formulaires à remplir pour pouvoir obtenir de divers aides (RMI, allocation logement, allocation chauffage, etc.). C’est bien, l’état providence. On va voir ce que ça va donner.
J’ai également profiter du temps toujours aussi magnifique pour continuer à découvrir l’arrondissement de Neukölln. Celui-ci est en effet composé non seulement de mon voisinage très urbain qui est appelé Neukölln City, mais aussi du quartier de Rixdorf, bien plus calme, ainsi des faubourgs de Britz, Rudow et Buckow. Surtout Britz m’a tapé à l’oeil. Là se trouve la Hufeisensiedlung, un lotissement exemplaire des années 1920 construit autour d’un ensemble en forme de fer à cheval (Hufeisen). Le tout à un air de petite ville campagnarde. L’ont trouve également dans ce faubourg Schloss Britz, un Château complété par une ancienne exploitation agricole et un parc. L’ensemble est un vrai joyau, îlot de tranquillité idyllique au sein de la mégapole bruyante qu’est Berlin. Neukölln, c’est donc plus que la Rütlischule (un collège qui se trouve dans le quartier et qui a fait scandale il y a quelques mois pour avoir fermé à cause de ses élèves difficiles – les profs avaient démissionné collectivement) et le brouhaha multiculturelle à connotation très turque. Mais cela ne devrait pas surprendre, car l’arrondissement est immense et serait ailleurs une grande ville à lui tout seul.
--> Photos ici !

12 mars 2007

Mon déménagement

Ça fait déjà une semaine que je suis ici, il est donc plus que temps que je vous narre mon déménagement de Heidelberg à Berlin. Dimanche dernier, le matin : Toute mes affaires sont emballées, tout mes meubles démontés et prêts pour le transport, je me met tout d’abord en route pour aller chercher la camionnette de déménagement. Celle-ci est plus grande que je ne l’avais imaginé, tout les soucis concernant le manque d’espace étaient donc vain. Cela pouvait donc commencer. Mes aides étaient arrivées, mes affaires étaient vite descendues du troisième étage sur la route, tout allait bien, comme prévu. Quand tout à coup…
J’étais en train de rentrer dans la maison en bas des escaliers quand j’entendis un bruit de verre, suivi d’un cri (« Scheiße ») de la voie que je reconnus comme étant celle de Philippe. J’ai tout de suite pensé qu’il avait laissé tombé l’une des caisses, mais ce n’était pas ça. Philippe avait glissé sur la dernière marche avant d’atteindre l’étage du dessous – il portait une lourde caisse – et en tombant, il était passé avec sa main a travers la vitre de la porte de l’appartement des voisins. C’était donc ça le bruit de verre.
Lorsque j’arriva en haut – en route, je m’étais d’abord fait engueler par la voisin, nous n’avion cas faire plus attention – je suivis une trace de quelques gouttes de sang jusqu’a notre salle de bain, où une équipe composée d’étudiants en médecine (ma colocataire Spela et son copain Geri), d’une infirmière (ma sœur Anne) et quelques autres avaient déjà pris les choses en main. Philippe fût soigné et sa blessure qui saignait quand même assez fort bien bandé. Pendant ce temps, Anne téléphonait déjà à l’hôpital où elle travaille pour organiser les meilleurs soins sur place. Résultat : Mon accompagnement prévu pour Berlin me lâchât, car sa coupure était tout de même assez conséquente, elle nécessita 7 points de suture (demander à Philippe une Photo de la plaie…). Comme il me l’a assuré, ce n’est pas si grave. Il n’a presque pas mal et était secrètement bien content de ne pas devoir faire le voyage, parce qu’il n’en avait aucune envie de toute façon.
C’est ainsi que c’est papa qui dût remplacer le blessé, et après quelques coup de téléphone et courriels pour organiser les changements, nous faisions nos adieux avec mes amis heidelbergeois avec seulement un petit retard sur l’horaire prévu. Nous avions encore un long voyage devant nous, environ 650 kilomètres. Après un arrêt rapide à Göttingen pour embarquer Almuth, qui vint nous aider à décharger à Berlin, nous nous dirigeâmes d’abord à Berlin-Steglitz pour aller chercher mes clefs - merci beaucoup à Michaela Gastiger pour son aide – puis directement dans mon nouveau quartier, Neukölln.
La tension commençait lentement à augmenter : Moi-même j’espérais que mon appartement correspondrait à ce dont je me rappelais. Les autre appréhendaient de voir ce qui les attendait. Surtout papa – je pense qu’il était secrètement bien content d’avoir dû venir pour rassasier sa curiosité – était très énervé. Heureusement, nous ne fûmes pas déçus : L’appartement est grand, beau, propre et a une cuisine équipée. Nous avions donc la motivation nécessaire pour l’effort final de la journée : le déchargent. Petit détail non négligeable, l’appartement est au quatrième étage – sans ascenseur !
A 22 heures, après deux heures de travail épuisantes et avec l’aide très sympa de mon voisin (qui s’est fait porter pâle toute la semaine pour mal de dos – ceci n’est pas une blague) tout était dans l’appartement. Nous nous récompensâmes avec un Döner Kebap excellent chacun, une première pour papa (ça aussi, c’est pas une blague) et une bonne bière. A peine celle-ci bue, nous étions déjà couchés, épuisés. Nous avions réussis.
Merci à tous ceux qui m’ont aidés, sans vous, je n’aurais jamais réussi à tout faire en une journée.
J’ai posté des premières photos de mon voisinage ici. D’autres suivront prochainement, ainsi que des photos de mon appartement. Mais je ne ferai ces dernières que lorsque j’aurai fini de m’installer.