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31 janvier 2010

Les concerts du mois de Janvier

Je ne sais pas, si c’est le froid dehors, mais en ce moment, je suis particulièrement paresseux le soir quand je rentre chez moi. C’est pourquoi je n’ai souvent pas le courage de narrer les concerts que je vais voir sur ce blog. Voici donc en version compacte ceux du mois de Jamnvier :

The xx : pour palier une occasion manquer de l’automne 2009, j’ai sauté sur l’occasion de cette seconde visite à Hambourg de la révélation musicale de l’année passée. Cela en valait la peine.

Spex Live : à l’occasion du 30ème anniversaire du magazine musical Spex, soirée particulièrement réussie avec Owen Pallett (connu jusqu’il y a peu sous le nom de Final Fantasy) et la figure de proue du rock indé allemand, Tocotronic. Inoubliable.

Local Natives : après leur présentations dans les page du Musikexpress, j’ai tout de suite eu envie de les entendre. Par hazard, les Local Natives était à Hambourg le lendemain. J’ai sauté sur l’occasion et ai été comblée.

The Leisure Society : encore un nouvel excellent groupe de folk venant d’outre-manche. Je suis allé exprès jusqu’à Hannover pour les voir. Petite salle, atmosphère intime et soiréeparfaite. Très sympa, ces six anglais !

31 décembre 2009

Les concerts de l'année 2009

  1. Franz Ferdinand @Docks Hamburg / Hurricane Festival 09
  2. Maxïmo Park @Stadtpark Hamburg
  3. Bloc Party @Docks Hamburg
  4. Editors @Große Freiheit 36 Hamburg (avec d'excellents groupes en ouverture)
  5. Whitest Boy Alive @Dockville Festival
  6. Mumford & Sons @Molotow Hamburg
  7. Beirut @Docks Hamburg
  8. Kings of Conveniece @Kampnagel Hamburg
  9. Bon Iver @Große Freiheit 36 Hamburg
  10. Dear Reader @Lido Berlin / Reeperbahnfestival (Grünspan Hamburg)

Très difficile de choisir les meilleurs concerts de cette année, vue le grand nombre d’excellentes expérience que j’ai eues avec la musique en live au cours de 2009. Je n’avais jamais vu autant de concerts qu’en 2009, merci à la vie en grande ville et su revenu d’un boulot à plein temps assez bien payé. Ainsi, de nombreux concerts qui valaient vraiment le déplacement et qui mon en partie fortement impressionnés ne font pas partie des meilleurs, comme Muse, The Rifles, Bishop Allen, Herman Düne la soirée inoubliable au Uebel & Gefährlich lors du Reeperbahnfestival avec Reverend and the Makers et WhoMadeWho. Esperons que 2010 sera tout aussi fructueuse!

6 décembre 2009

En route vers la Reeperbahn

Le plus intéressant autour de la Reeperbahn à Hambourg, ce ne sont pas les maisons closes, les sex-shops, les live-sex-clubs ou encore les filles en moonboots dans la rue – ça, c’est pour les porcs et les touristes. Ce qui est bien plus passionnant, c’est que l’essentiel des sorties se passent également là. Cela donne au « Kiez » (c’est ainsi que l’on appelle le quartier) son charme, un mélange unique : ici, on trouve un bar ringard à côté d’un lounge branchée, la discothèque pour les prolos à côté du club indé et la boite de nuit la plus en vogue du moment en face du music-hall. Ainsi, dans la rue, on trouve tous genres de publics qui se rencontrent rarement ailleurs, avant de tout de même de nouveau se séparer en entrant dans des localités différentes.

Bien sûr, l’essentiel des scènes de concerts à Hambourg se trouvent également autour de la Reeperbahn. C’est ainsi que je m’y rends assez souvent tôt dans la soirée et/ou en semaine. A ces heures, il n’y a pas encore grande foule, appart les touristes et les videurs des sex-clubs et immanquables filles sur les trottoirs qui semblent toutes me trouver très attractif. A ce moment, le trajet de chez moi vers le « Kiez » est plus intéressant, un vrai plaisir. En effet, il me mène à travers les rues d’habitations des quartiers de la Schanze et de Sankt Pauli. Les rues s’appellent Langenfelder Straße, Eimbüttler Straße, Lippmannstraße, Bernstorffstraße, Glibertstraße, Wohlwillstraße etc. et sont bordées de beaux immeubles du début du siècle dernier. Si je n’étais pas si paresseux et radin pour déménager, ce serait là que je chercherais un appartement. C’est beau, c’est calme et c’est parfaitement situé. Ainsi, je me contente de regarder en passant et de rêver.

J’ai eu l’occasion de passer plusieurs fois cette semaine, la première fois, lundi soir. Ce soir là, j’ai bravé le froid pour une soirée folk au Molotow, d’ailleurs assez bien rempli pour un lundi!

L’ouverture était faite par deux jeunes femmes (ou plutôt filles), qui devraient sauf erreur de ma part devenir la prochaine révélation de la musique folk lors de la sortie de leur premier album début 2010 : First Aid Kit. Les deux sœurs suédoises sont terriblement jeunes (Klara a 15 ans !) et ont des voix bien envoutantes. Le public était aux anges et les a tellement acclamées qu’elles se sont senties obligées de faire un petit rappel improvisé.


First Aid Kit n’a tout de même pas volé la lumière des projecteurs à la vedette de la soirée, Port O’Brien. Le groupe originaire d’Alaska, maintenant domicilié à San Francisco, a emballé le public du Molotow avec son folk-rock qui met de bonne humeur. Dommage que la co-fondatrice du groupe, Cambria Goodwin, n’était pas là. Je suis quand même rentré heureux chez moi.

Deux jours plus tard, retour sur le Kiez, cette fois à la Prinzenbar, pour me retrouver au milieu d’un très jeune public. Tout le monde était venu voir quatre poster-boys de l’indie-rock, les jeunes espoirs d’Auletta. C’est du rock pour la bonne humeur qui rappelle fortement les Kaiser Chiefs ou autre Wombats, mais avec des paroles allemandes. Bizarrement, personne d’autre n’avait encore vraiment essayé. Pourtant, ça marche bien avec la jeunesse.

Jeudi, retour à la folk. La vedette de la scène « new weird folk » était de passage à la Fabrik avec son groupe The Grogs. Il s’agit bien sûr de Devendra Banhart. Vue le coût assez salé des billets, la salle n’était pas particulièrement bien remplie, mais ceux qui étaient là en ont eu pour leur argent.

Devendra est une vraie personnalité, a une présence de scène époustouflante tout en étant assez je-m’en-foutiste, mâchant un chewing-gum en chantant. Ce n’est pas du tout gênant. Il est entouré par d’excellents musiciens, tous (appart le bassiste) également auteurs compositeurs : à la batterie, Greg Rogove (Megapuss, Priestbird), aux guitares Noah Georgeson (qui a produit les trois derniers albums de Devendra Banhart et qui a également sorti un disque en solo) ainsi que Rodrigo Amarante (Little Joy, Los Hermanos). Pour faire honneur à la qualité des musiciens, sont joués sur scène un morceau de chacun.

Sinon, le concert parfait : bonne humeur sur scène et dans le public, excellente musique. On a droit à l’essentiel des morceaux de l’excellent actuel album What Will Be Will Be et a des chansons de toute l’œuvre du chanteur, jusqu’à ses débuts. En plus, quelques reprises joués plus ou moins sérieusement, dont côté moins sérieux du Simon and Garfunkel et le classique « Heart and Soul ». Deux heures de soleil en ces jours de décembre très tristes et gris.

21 novembre 2009

Parfait – Mumford & Sons au Molotow

Mumford & Sons sont LA révélation musicale de cet automne. Qui pensait qu’avec les Fleet Foxes, le summum en termes d’excellents nouveaux groupes de musique folk était atteint s’est trompé. Les Anglais de Mumford & Sons sont encore meilleurs!

Encore tout euphorisé du concert des Editors de la veille, je me suis rendu ce mercredi soir au Molotow qui jouait ce soir à guichet fermé. Tout d’abord, la scène appartenait à Kristoffer Ragnstam et ses musiciens. La musique à consonance très américaine, du rock très rhythm-and-bluesé, des suédois était la parfaite mise en ambiance pour le public déjà trÈs nombreux du Molotow. Monsieur Ragnstam aurait bien mérité un peu plus d’attention de la presse musicale.

Après un soundcheck plutôt long, Mumford & Sons on enfin commencé à jouer, et tout était à sa place. Citons le groupe : « We love playing in Germany. You Germans are such a respectful audience. When you’re supposed to be quiet, you’re quiet. When you’re supposed to be loud, you’re loud ». C’était exactement ça, mais quand c’est parfait sur scène, le public suit. Celui-ci connaît d’ailleurs très bien les paroles des chansons, on chante, on jubile, on danse et on est heureux d’assister à la tournée d’une révélation ui jouera sans doute ientôt sur de plus grandes scènes, si le monde est juste. Je pense que ça devait ressembler à cette expérience d’aller voir les jeunes Arcade Fire.

Je ne veux pas décrire la musique avec des mots, laissons-la parler pour elle-même. « Little Lion Man », le single actuel, était l’un des nombreux excellents moments du concert.


Qu’y a-t’il à ajouter? Que tous les morceaux de l’album Sigh No More furent joués, plus une nouvelle chanson, « Sister ». Et une question : Quand reviennent-ils à Hambourg ?

19 novembre 2009

Presque un mini festival – Wintersleep, The Maccabees & Editors

J’avais été déçu par le concert des Editors au Hurricane Festival cet été, c’est pourquoi j’ai longtemps hésité avant de prendre mon billet pour cette soirée à la Große Freiheit 36. Finalement, ce sont les deux excellents groupes en ouvertures qui étaient décisifs, j’avais presque plus hâte de les voir que la tête d’affiche. Finalement, cette dernière devait s’avérer être un vrai événement et l’un des meilleurs concerts depuis longtemps.

Le concert ne devait commencer qu’à 20 heures, mais à mon arrivée dans la salle à huit heures moins vingt, Wintersleep avait déjà débuté leur performance sur scène. Heureusement que je m’en étais un peu douté, mais j’aurais bien aimé quand même ne pas rater le début. Tant pis. Wintersleep est un adorable groupe de rock canadien que j’ai découvert à l’occasion du Dockville Festival cet été. Comme en août, c’est bien dommage que ce groupe ne joue qu’en ouverture et ne passe donc pas un très long moment devant les projecteurs. Un quatrième album vient d’être enregistré, on peut donc espérer une tournée en tête d’affiche l’an prochain. J’y serais, car rien que pour « Miasmal Smoke and the Yellow-Bellied Freaks », ça vaut la peine.

The Maccabees font également partie de mes musiciens favoris depuis que j’ai découvert leur premier album Colour It In. Bien que faisant clairement partie de la scène indie-rock britannique, ils on tout de même réussi à trouver leur son bien à eux. Le chant est très mélodieux et se marie bien avec les hooklines très vives et le ton assez haut des deux à trois guitares. C’est d’ailleurs amusant comment celles-ci sont joués, pratiquement sur la poitrine des guitaristes. L’allure du groupe, particulièrement du chanteur, est également plutôt atypique et rappelle plus le jeune loubard de banlieue que le typique bobo indé.

En tout cas, ceci est également un passage sûr scène qui passe bien trop rapidement. Il est dominé par les morceaux du dernier album Wall of Arms. J’espère avoir également l’occasion de voir un jour les Maccabees en tête d’affiche, car ils passent très bien sûr une scène un peu plus intime. Bien mieux en tout cas que sûr la scène ensoleillée du Stadtpark.

Déjà vers 21h30, les Editors arrivèrent sur le devant de la scène. J’étais doc un peu sceptue, n seulement après ce que j’avais vu au Hurricane Festival, mais aussi parce que j’avais trouvé le dernier album pas mauvais, mais sans plus. En particulier, je me demandais comment allaient rendre les nouveaux morceaux à influence bien plus électronique en live.

Le concert au Hurricane festival est oublié. Premièrement, les Editors sont un groupe qui dois jouer dans le noir, deuxièmement, ils ne devaient pas être en forme. Et troisièmement, les nouveaux morceaux ne devaient pas encore être à point à l’époque. Car ce soir, tout était à sa place. Editors ne sont plus Interpol en moins bien, ils sont les Editors. Peu importe s’il s’agissait d’un morceaux du premier, du second ou du troisième album, tous étaient parfait. Le groupe joue bien ensemble, les poses sur scène y sont, c’est authentique et a de l’allure (sans doute aussi grâce aux bon effets lumière et au mur LED en fond de scène). En même temps, le groupe à clairement l’air d’avoir énormément de plaisir.

Pendant les plus de 90 minutes, un bon mélange entre les morceaux du nouvel album In This Lighht And On This Evening et les deux autres œuvres sont joués, plus un ancien non-album track. Ce que j’Ai persoelement préféré : „Eat Raw Meat = Blood Drool“, „Papillon“, „Bones“ et, oui, „Smokers Outside The Hospital Doors”. Ce dernier a presque été tué par les ondes FM, mais c’est simplement une excellente chanson.

C’est la magie de la musique en direct, on retrouve la musique de groupe qu’on avait commencé à moins aimé. Contrairement à mes attentes, ce concert des Editors fût ‘une de mes meilleures expériences musicales de l’année.

15 novembre 2009

Court, mais un plaisir – Phoenix au Docks

Le groupe en ouverture: annulé (ou j’ai raté, mais je ne pense pas), ce qui était bien dommage. Je m’étais presque autant réjoui de voir Noah and the Whale que Phoenix, l’attraction principale de la soirée. De faite, la soirée fût plutôt de courte durée, mais tout de même un évènement plus que valable.

Phoenix sont une valeur sûre. Avec leur son d’une légèreté aérienne et toujours de bonne humeur, quatre albums leur ont largement suffit pour s’approprier une communauté non-néglieable de fans. Le Docks était donc plein ce soir là. La musique a quelque chose de Air ou encore Daft Punk, mais elle reste bien enracinée dans le rock.

On ne pouvait vraiment se plaindre de rien, appart peut être que Phoenix auraient pu jouer deux ou trois morceaux de plus. Le coverboy et leader de Phoenix Thomas Mars était en pleine forme, il emballe le public par sa très belle voix et sa bonne présence sûr scène. Le groupe joue son set sans raconter de conneries entre-deux, c’est agréable. La soirée commence par «Lisztomania » et se termine aussi bien qu’elle a débuté avec une version très étendue de « 1901 », bain de foule du chanteur inclus ainsi que la moitié de la salle sûr scène pour couronner le tout. Entre-deux, on a eu droit à tout ce qu’il y a de mieux dans le répertoire de Phoenix. Mention particulière pour les deux premiers rappels, des versions acoustiques de «Everything is Everything» et «Playground Love». Tout ça a passé bien trop vite !

Phoenix Setlist Docks, Hamburg, Germany 2009

5 novembre 2009

Un bon effort, mais pas encore tout à fait à point – White Lies à la Markthalle Hambourg

Joy Division continue à être LA référence pour du rock sombre du début des années 80. Notre décennie actuelle a vue la naissance d’un certain nombre de groupes qui connaissent un certain succès avec une musique qui s’inspire ou tout du moins ressemble fortement à ce que faisaient Joy Division. Bien sûr, les plus connus et les premiers arrivés au devant de la scène sont Interpol. Ils sont d’ailleurs toujours les meilleurs entre les avatars de Joy Division. Entre temps, d’autres ont suivis : The Departure (malheureusement rapidement disparus après un album), les Editiors, et maintenant, les White Lies.

Ces derniers ont réussis à s’imposer outre-manche dès leur premier album To Lose My Life…en prenant la tête du top album début 2009. Entre temps, cela leur permet également de remplir des salles de taille moyenne sur le continent européen. Comme les Editiors ont abandonnés les guitares pour les synthés (je verrai ce que ça donne sûr scène prochainement) sur leur récent troisième album, ils ont transmis le rôle « d’Interpol pour les pauvres » aux White Lies. Cela sont les raisons pour lesquelles le concert hambourgeois de ce groupe a dû être reporté du Uebel & Gefährlich à la Markthalle, vue que ça attire du monde.

La qualité de la musique des White Lies n’atteint pas celle d’Interpol. Il ne faut surtout pas écouter de trop prÈs les paroles. Mais les refrains sont entraînants et la musique crée une ambiance particulière. Cela passe également bien ûr scène. La Markthalle était bien remplie, on laissa un peu attendre le public avant que les quatre (très jeunes) anglais arrivèrent sûr scène et débutèrent leu set par mon morceau préféré : « Farewell to the Playground ». Lors du refrain, un mini pogo-pit de 10 personnes voit le jour, c’est un peu ridicule et pas tout à fait à sa place pour ce genre de musique. Mais bon, au moins, il y a de l’ambiance. La Setlist de la soirée contiendra l’album entier, les deux non-album-tracks « Taxidermy » et « You Still Love Him » (chanson très bête) ainsi qu’en premier rappel une reprise des Talking Heads (« Heaven »). Tout ça est un bon mélange, les meilleurs moments du concert sont clairement les tubes « To Lose My Life » et surtout, en dernier rappel « Death ».

En ensemble, la bonne qualité des morceaux donne donc un très beau concert. Le groupe connaît sa musique et sait bien s’intégrer dans les effets de scène (bons effets lumières, batterie transparente, etc.). Par contre, on se rend compte que le groupe est encore très jeune. Ça et là, il y a u petit accroc. De plus, la voix plutôt pleine, sombre et puissante du chanteur Harry McVeigh ne tient pas toujours parfaitement. Il manque donc encore un peu la routine, mais cela ne devra pas troublé l’effet total positif de la soirée. La tournée pour le second album sera sans doute parfaite. A ce moment là, il faudra certainement booker le Docks..

White Lies Setlist Markthalle, Hamburg, Germany 2009, To Lose My Life Tour

31 octobre 2009

Je préfère les petits concerts – Muse à la Color Line Arena

Normalement, tout était parfaitement planifié : Retour de mon déplacement d’affaires en fin d’après midi pour me préparer tranquillement pour le concert du soir. C’était raté : J’ai loupé mon avion à Paris, Muse venait donc juste de commencer à jouer lorsque je suis arrivé à la Color Line Arena. C’est pourquoi je n’ai pas vu l’entrée en scène (parait-il) très spectaculaire. Lorsque j’ai rejoint mon emplacement au milieu de l’arène, les dernières notes de « Resistance », le second morceau de la soirée, retentirent déjà.

J’avais longtemps réfléchi si j’allais investir les plus de 50 euros pour ce concert – si longtemps que j’ai failli ne plus avoir de place pour l’ovale central de la salle. J’étais d’autant plus étonné en arrivant que si peu de spectateurs s’y trouvaient, on pouvait facilement se faufiler vers la scène – c’est bien plus compliqué dans de plus petites salles. Au final, il valait mieux ne pas trop s’approcher, car Muse avaient mis le paquet sur les éléments spectaculaires de la déco. Il valait donc mieux avoir une vue d’ensemble : Trois tours (une pour chacun des membres du groupe) qui se laissent au choix élever à plusieurs mètres d’hauteur ou dissimuler entièrement sous la scène. Les tours servent également de surfaces de projections pour les vidéo-installations et celle du batteur se laisse tourner sur elle-même. Tout ça donne bien des occasions aux membres de Muse, surtout au chanteur Matt Bellamy, pour de diverses poses de rockeur au devant de la scène. On pouvait donc en prendre plein les yeux.

Rien à critiquer non plus en ce qui concerne la musique. Qui aime le son de Muse a eu raison de venir. Avec leur mélange bien dosé d’influences indé, heavy metal, progressive et de rock démesuré des années 80, les trois britanniques ont depuis longtemps conquis le mainstream. Encore plus que je le pensais, le set gravite autour des morceaux du dernier album The Resistance. Les morceaux qui ne m’avaient pas tous entièrement convaincus sur disque rendent très bien en live. Ce que j’ai préféré : « United States of Eurasia » et « Unnatural Selection ». Seule l’ouverture de la Exogenesis-Symphony n’est pas à sa place, trop d’éléments viennent de la conserve. D’ailleurs, pendant tout le concert, Muse est accompagné par un quatrième homme aux synthés, mais celui-ci reste dans le noir.

De toute manière, le public est surtout heureux lorsque des morceaux plus anciens sont joués. Les meilleurs pour moi ce soir là : „Cave“, ainsi „Knights of Cydonia“ en dernier rappel avec en introduction le thème d’Il était une fois dans l’ouest (pas très original, mais tout à fait à sa place ici). Ils ne pouvaient plus faire mieux après. J’aurais par contre souhaité un concert un peu plus long pour mon argent, surtout qu’il manquait quelques valeur sûres („Muscle Museum“). Je me serais volontiers passé de quelques éléments de déco pour un concert un peu plus long.

Mes sentiments sont un peu ambivalents concernant l’ambiance dans la salle. D’un sens, il suffisait de regarder autour de moi pour me rendre compte que la très grande majorité du public était heureuse d’être là. La plupart des spectateurs avait clairement du plaisir, l’essentiel du public sur les places assises était debout. Par contre, l’ambiance n’a jamais vraiment décollée. Je ne sais pas s’il faut chercher la raison dans le choix de la salle ou sis c’était dû au show entièrement chorégraphié à l’avance. En tout cas, les plus petits concerts sont plus authentiques. Je ne regrette pas d’être venu, mais quand je vais à un concert, c’est pour la musique. Quand celle-ci est bonne, pas besoin de show autour.

Muse Setlist Color Line Arena, Hamburg, Germany 2009, Resistance Tour

13 octobre 2009

Kilians – Hjaltalín – Kings of Convenience

En temps de crise il faut être effectif et utiliser des effets de synergiee. Voici donc mes trois derniers concerts unis en un seul post.

Commençons par une affaire un peu folle, un voyage de Hambourg à Hanovre un mercredi soir, tout ça pour aller voir les Kilians en concert. Bon, la tournée du printemps avait été annulée pour cause de problèmes de voix du chanteur et la nouvelle date de concert à Hambourg coïncidait avec le concert de Maxïmo Park. Quelqu’un avait un ticket pour Hannovre en trop. J’ai donc sauté sur l’occasion, d’autant que je trouve que les Kilians sont un groupe extraordinaire.

Déjà lors du premier concert des Kilians que j’avais vu à Berlin, j’avais été très emballé par ce groupe de la profonde province allemande qui sonne comme s’il était l’un des « the-bands » anglo-saxons. A Hannovre, j’ai trouvé cela bien bizarre de me retrouver au milieu de jeunes « provinciaux » (ça sonne un peu hautain de dire ça, mais la différence avec le public de Hambourg était bien visible) pour admirer ces cinq jeunes qui ont à peine plus que vingt ans. Ça en valait la peine tout de même, le Kilians étant de vraies bêtes de scène qui ont d’ailleurs bien gagnés en expérience. Ils mériteraient plus de reconnaissance au-delà de leur public actuel.

Une bonne semaine plus tard, j’étais de retour dans l’une de mes salles favorites de Hambourg, la Prinzenbar. Ici jouait un autre groupe exceptionnel, Hjaltalín. Je les avais découverts à l’occasion du Dockville Festival, ou ces sept musiciens avaient ouvert le festival le vendredi après-midi, bien trop tôt au programme à mon goût. Il fallait donc venir les voir en atmosphère plus intime dans une petite salle. L’apparition régulière de nouveaux talents originaire d’Islande étonne toujours, ce petit pays n’ayant que 300.000 habitants.

Hjaltalín ne sont pas uniquement islandais, c’est également le seul groupe de rock que je connaisse qui se sert d’un basson dans sa musique. C’est de la folk orchestrale très intéressante et amusante. Lors de ce concert à la Prinzenbar, on a découvert l’étonnante affection que Hjaltalín a pour la musique disco. On a eu droit à une composition originale, mais aussi en encore une version bien particulière de Don’t Stop 'til You Get Enough“ de Michael Jackson.

Ce samedi, j’ai eu l’occasion d’assister au premier point d’orgue dans la saison musicale de cet automne. Cinq ans après leur dernier album, les Kings of Convenience viennent de sortir un nouveau disque, Declaration of Dependance, qu’ils venaient présenter au public hambourgeois au Kampnagel. La salle K6 s’est avéré être un bon choix pour ce concert, car la combinaison d’une tribune assise au fond avec des places debouts à l’avant a permis une atmosphère assez intime malgré la taille assez conséquente de la salle. C’est clairement un plus, vue le genre de musique, de la folk acoustique très calme. Les un trouverons la musique des deux norvégiens Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe ennuyeuse, les autres tout à fait merveilleuse. Il y en a pas mal de ces derniers, le concert ayant lieu à guichet fermé.

Ceux qui s’étaient occupés de leur ticket à temps ont eu droit à un excellent concert. Celui-ci a commencé très calmement, monsieur Øye semblait par ailleurs un peu agacée. Mais cela a vite passé. La première moitié du concert, les deux jeunes trentenaires sont restés entre eux sur scène, juste accompagnés de leurs guitares acoustiques. Etonnant ce que deux guitares peuvent produire comme son, surtout quand on sait les jouer aussi bien. Le tout est accompagné du chant parfaitement en harmonie des deux hommes. Ensuite, des renforts en personne d’un (contra-)bassiste et d’un violoniste sont arrivés sur scène pour un peu plus de tonus. Alors que la première partie était dominé par les bien calmes morceaux du nouvel album ainsi que de Quiet is the New Loud, l’on retrouva maintenant plus de chansons un peu plus entrainantes de second disque Riot on an Empty Street. Le public était aux anges.

D’ailleurs, le concert était loin d’être ennuyeux, au contraire. Messieurs Øye et Bøe communiquent beaucoup avec leur public et ont clairement un énorme plaisir à jouer sur scène. On a droit à des blagues et tous les instruments du show réussi : crowdpleasers, audience participation et le droit du public de demander choisir le prochain morceau. Cela peut facilement ce faire quand, comme ce soir, on joue sans setlist. Tout de même, „I’d Rather Dance…“, demandé pendant tout le concert, ne fût joué qu’en dernier rappel. Les deux Kings of Convenience n’en avaient pas assez de la centaine de minutes passées sur scène. Erlend Øye avait organisé une petit aftershow party improvisée dans une autre salle du Kampnagel, où les nombreuses personnes qui s’y sont rendus ont eu droit à un dj-set assez surprenant – un mélange intéressant. Et en plein milieu, le Kings se faisaient plaisir.

30 septembre 2009

Reeperbahnfestival 09

Comme l’an dernier, je ne voulais absolument pas manquer le Reeperbahnfestival 2009. Ce festival profite de la particularité de Hambourg, où l’essentiel des salles de concerts, boites de nuits et théâtres de boulevard sont concentré autour de la Reeperbahn. (Et oui, la Reeperbahn, ce n’est pas seulement le sexe, mais toutes sortes d’amusement, y inclus la culture!) Sur une vingtaine de scènes différentes se produisent pendant trois jours, du jeudi au samedi, des musiciens de tous les genres de la musique populaire : pop, rock, folk, chanson française et allemande, rap, electro, etc. La plupart des artistes sont des « espoirs », mais tous les ans viennent également quelques groupes plus expérimentés et/ou connus, comme cette année Dinosaur Junior, Editors ou encore le groupe allemand Deichkind. Cette année, mon petit frère Rémi, tout aussi intéressé par la musique que moi, est venu me rejoindre à Hambourg pour trois jours de concerts. Voici quelques bons moments.

Le jeudi, nous avons commencés notre programme par la chanteuse française Berry, qui chantait en atmosphère très intime à l’Imperial Theater, accompagné juste par deux guitaristes. Un plaisir d’avoir, pour une fois, la chance de voir de la chanson française sûr scène à Hambourg, surtout quand c’est de qualité et quand cela vient d’une chanteuse avec autant de charme. La révélation de la soirée, par contre, c’était le groupe norvégien Washington, qui jouait sur la scène de la magnifique Prinzenbar. C’est de la folk-rock qui aurait aussi en pu venir de Portland Oregon, ou Albuquerque, New Mexico. Les connaisseurs devineront les groupes ayant inspirés Wahsington, ajoutons en plus Calexico.

Comme jeudi, le vendredi, nous avons plutôt évités les stars du festival pour des artistes moins connus. Avec raison, car on peut avoir du mal a rentrer dans les salles, si on ne choisit que les grandes pointures de la scène. Après un début de soirée avec les fabuleux Broken Records (encore de la folk-rock, mais cette fois plutôt entre Arcade Fire et les Frames), malheureusement pas dans une salle qui leur allait bien, nous avons dû attendre la fin de soirée pour être une nouvelle fois très emballés.

Tout d’abord, c’était au tour de Reverend and the Makers de faire un show sur la scène de l’Uebel & Gefährlich. Jon McClure, le « reverend » et chanteur du groupe, a bien un égo énorme, mais il sait faire ce qu’il fait. La pop-rock à influence un peu électro est à sa place à cette heure sur cette scène, tout est parfait et la mayonnaise prend donc à merveille. A la fin du show euphorisant, le Reverend propose au public de continuer dehors. Uniquement une petite partie le suit et est gratifiée par un petit concert solo acoustique sur le parking de la salle. C’est le moment « culte » du festival qui émeut surtout les quelques britanniques dans le public, qui n’en reviennent pas. Reverend and the Makers sont tout de même une certaine pointure outre-manche. De retour dans la salle, on continue avec l’euphorie avec WhoMadeWho. On n’a qu’à danser.


Samedi soir commence tôt, car nous assistons à « Meet & Greet with Ray », un petit show interview très sympa à Schmidt’s Theater, ou quelques artistes jouant ailleurs plus tard dans la soirée sont présentés par Ray Cokesm ancien animateur « culte » de MTV Europe, sans doute plus connu en France pour avoir été chroniqueur dans l’émission de Christine Bravo Union Libre. Côté concerts, deux groupes sortent vraiment du lot aujourd’hui. L’un est Animal Kingdom, pour moi la révélation de ce festival. Ray Cokes les compares à Radiohead et Coldplay, ce qui est peut être encore un peu exagéré. Mais la musique est tout de même fabuleuse. C’est d’une beauté, je suis encore euphorique. Juste après, il est déjà tard dans la soirée, je vois pour la troisième fois en un an le très charmant groupe sud-africain Dear Reader. Ils sont toujours aussi sympathiques et on encore gagné en assurance sur scène. Une belle conclusion pour ce festival qui fut encore une fois une belle réussite.

12 août 2009

Maxïmo Park au Stadtpark

Entre temps, je me suis un peu calmé, mais j’ai mis un peu de temps pour que mon euphorie refroidisse après le concert de Maxïmo Park par temps radieux au Stadtpark Open Air au jardin public de Hambourg. Il n’y a pas grand-chose à dire, c’est tout simplement un groupe exceptionnel. Des porte-drapeaux du rock indépendant britanniques du moment, les cinq de Newcastle sont les seuls à avoir réussi trois albums consécutifs avec uniquement d’excellents morceaux de musique. On s’en rend également compte à ce concert : dès l’arrivée du groupe sur scène jusqu’à la dernière note 75 minutes plus tard, le niveau ne baisse à aucun moment. Paul Smith est tout simplement un phénomène et donne tout. Il se débarrasse vite du veston turquoise et des lunettes de soleil qu’il porte en arrivant sur scène, mais est malgré tout vite en sueur sous son chapeau. Quelle condition physique pour tenir le coup ainsi!

J’ai été étonné par la bonne connaissance des paroles du public, certains chantaient les chansons complètes. Les morceaux les plus connus furent accompagnés en chœur, ce que je n’ai pas du tout trouvé gênant, au contraire. Clairement, Maxïmo Park ont choisi de mettre en avant leur premier album A Certain Trigger ainsi que le plus récent Quicken The Heart. Par contre, le second album était un peu en arrière-plan, mais on a quand même eu droit aux trois singles. Du set de très haut niveau, trois morceaux étaient encore un peu au dessus du lot: „The Kids Are Sick Again“, „Apply Some Pressure“ et, eh oui, „Books from Boxes“. Un MUST absolu de voir ce groupe sur scène!

Je ne veux quand même pas oublier les Maccabees, qui faisaient l’ouverture. Je m’étaiségalement réjoui de les voir, car leurs deux albums sont également en haut de ma playlist Leur pop de bonne humeur avec un peu de pathos est une belle chose. Malheureusement, en ce début de soirée ensoleillée, l’étincelle ne passe pas tout à fait – en partie parce que le chanteur n’avait pas l’air très enthousiaste. Mais j’ai l’impression qu’il est toujours ainsi. J’ai quand même envie de leur donner une deuxième chance à l’occasion en atmosphère plus intime – j’aime trop la musique des Maccabees. Tout de même une bonne mise en route pour cette soirée.

29 juillet 2009

Herman Düne

En pleine période faste en terme de concert, tout à coup une petite perle. En ces mois d’été, on attend normalement vainement les bons concerts en petite salle (c’est normal – en ces temps potentiellement caniculaire, qui a envie de se rendre dans un club étouffant ?), il y a quand même eu un évènement inespéré au Knust le weekend dernier. Herman Düne étaient de passage. Le temps était aussi de la partie, il faisait plutôt frais ce soir là. Pour une fois, une bonne chose.

Herman Düne est un groupe français (!) incroyablement productif, dont le noyau dur était à l’origine constitué des deux frères David-Ivar (aussi: JJ) Herman Düne et André Herman Düne. Ce dernier a tourné le dos au groupe en 2006 et a été par la suite remplacé par le batteur suisse Neman Herman Düne. Le groupe a produit depuis son premier album en 2000 une grande quantité d’œuvres musicales : 8 albums, plusieurs EPs et de nombreux projets à côté. Je n’étais pas bien renseigné concernant cette œuvre impressionnante en me rendant au Knust et m’attendait donc à une bonne heure de concert, comme on en a l’habitude avec ce genre de musiciens (surtout quand l’entrée coûte 15 Euros). Je m’étais trompés : il n’y avait pas de groupe en ouverture, mais Herman Düne ont joués plus de deux heures pour un concert fabuleux.

Mais commençons au début. La musique de Herman Düne est du folk, on les associe souvent à la scène anti-folk. Cela prend en compte leur habitude de ne pas prendre le genre musical très au sérieux. En particulier, les paroles des chansons – de nombreuses chansons d’amour – sont souvent à comprendre avec un brin d’ironie et beaucoup d’humour. A les entendre, on prendrait Herman Düne pour un groupe américain. Par contre, en connaissant leur origine française, cela explique la façon particulière d’entonner certaines phrases. Ce soir, les deux membres de Herman Düne sont soutenus par le bassiste Ben Peng.

Sur disque, la musique est agréable, mais manque parfois un peu de tonus – très folk, quoi. En live, par contre, Herman Düne sont super. Le concert commence par deux morceaux acoustiques, joués en solo par David. Il est ensuite rejoint par ses compères. On remarque que chaque morceau est arrangé bien différemment que sur les albums, ce qui n’est pas étonnant, vue que les disques regorgent d’accompagnements de chants féminins et d’instruments divers. Ici les arrangements sont plus puristes, mais aussi plus rapides. Le public à droit à des morceaux de toutes les périodes du groupe et également à quelques chansons inédites – il est vrai que le dernier album date déjà d’il y a 9 mois environ. Les trois harmonisent parfaitement. Tandis que le batteur se sert beaucoup de ses toms, la basse joue un rôle important et contribue bien plus à la mélodie que l’on en a l’habitude. Entre deux, il y a des solos prolongés, puis des périodes plus calmes. Au milieu du set, la guitare acoustique est échangé contre sa cousine électrique, ce qui donne tout de suite à la musique une qualité un peu plus rock. Les trois donnent par ailleurs une impression très sympathique. On reconnait leur plaisir à jouer ensemble sur scène. Ils n’auraient pas tenus le coup 135 minutes si cela n’était pas le cas. Encore un groupe que je ne manquerai pas lors de leur prochain passage à Hambourg !

Il y aussi un beau petit concert à emporter de la blogothèque de Herman Düne:


15 juillet 2009

Sous la pluie et froid, mais tout de même bien – La Fest van Cleef à Northeim

Le Grand Hotel van Cleef est un label de musique à Hambourg qui est né autour des groupes de la ville KettCar et Tomte. Ces dernier sont non seulement les figures de proue du label, mais leurs leadeurs, Markus Wiebusch et Thees Ullmann, sont également à la tête du label. Ils y ont pris sous contrat pas de d’excellent musiciens allemands et internationaux.

Tous les étés, le Grand Hotel van Cleef organise un petit festival dans deux à trois villes allemandes, ou des musiciens amis et du label jouent sur scène. Cette année, les villes étaient Essen, Freiburg et Northeim. Northeim est une petite ville non loin de Göttingen avec une belle scène de plein air dans la forêt. J’ai don décidé de combiner deux bonnes choses : la visite de la Fest van Cleef à Northeim, et un weekend à Göttingen chez une amie. Vue que je travaillais vendredi, j’ai raté les trois premier groupes du festival : Gysbert von Knyphausen, Muff Potter et les Kilians. C’est bien dommage, mais j’aurai l’occasion de les revoir ailleurs. Comme la journée était très pluvieuse, le fait d’arriver plus tard m’a également permis de rester sec plus longtemps que les autres spectateurs.

Pour moi, la soirée commença donc avec les californiens de Why?, d’après Last FM un « groupe de hip-hop et indie-rock ». En effet, la musique est assez difficile à classifier. Le chant est presque du rap, mais c’est accompagné par une instrumentation plutôt rock assez psychédélique. Ce qui est intéressant sur scène, c’est que deux personnes se partagent la batterie : le chanteur Yoni Wolf et le batteur attitré, qui s’occupe en même temps du vibraphone. En live, la musique est plus impressionnante que sur disque, le concert apporte donc bien du plaisir malgré la pluie. C’est de la musique que l’on n’apprécie pas forcément à la première écoute, mais une fois que l’on connaît un peu, c’est super !

Ensuite, nous nous sommes réfugiés sous les arbres (qui n’ont pas apporté une protection très efficace contre la pluie) pour manger une Currywurst. De là, nous avons suivi le début du concert de Tomte. Le groupe à prétention plutôt intello de Thees Ullmann est l’une des deux figures de proue du label GHvC et fait du rock à texte allemand. En particulier chez les indie-nerds, Tomte a de nombreux fans très fidèles. Moi, je trouve le groupe un peu surestimé. Thees Ullamnn est un baragouineur (bien que plutôt raisonnable ce soir) et je trouve la musique un peu ennuyeuse. Tout de même, il y a quelques morceaux bien entraînants qui permettent de danser pour se réchauffer du froid, une fois que nous nous étions rapprochés de la scène. Je ne serais quand même jamais un grand fan de Tomte.

De toute façon, nous étions principalement venus pour le Headliner de la soirée. Element of Crime. Element of Crime sont les maitres incontestés de la chanson à texte assez intellectuelle en Allemagne. Ils ont 25 ans d’expérience de scène et ça se sent. Sven Regener, le chanteur et auteur compositeur du groupe, trompettiste et par ailleurs aussi auteur d’excellents romans, était en forme ce soir là. De plus, entre temps, il avait arrêté de pleuvoir, on pouvait donc pleinement savourer. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’œuvre de Element of Crime, je suis encore en train de la découvrir. Mais il faut dire qu’après ce concert, j’étais un fan instantanément. La combinaison entre cynisme, ironie et humour dans les paroles est incomparable et unique dans la chanson allemande. De plus, l’accompagnement musical est parfait. Le public pas particulièrement nombreux – sans doute à cause du mauvais temps – a été gâté mais et était donc emballé comme il se doit, ce qui lui donna droit à plusieurs rappels. Quel bonne chose que je revois Element of Crime dans un mois au Dockville Festival !

28 juin 2009

Hurricane Festival- Dimanche

Cette seconde nuit s’est passée bien mieux. Il faisait bien toujours froid, mais le matin, je me suis réveillé content d’avoir plutôt bien dormi – appart quelques interruptions de sommeil durant la nuit pour me retourner, vu que tout le côté sur lequel j’étais couché me faisait mal. C’est bien dur le sol sous la tente, et on ne rajeuni pas… En tout cas, je me suis trouvé très reposé le matin, une impression qui n’a pas tenu bien longtemps. Heureusement qu’il y avait encore du café.

Pour ceux qui devaient retourner travailler dès lundi matin, il était déjà temps de faire les bagages. Nous nous sommes même permis la décadence d’embaucher l’un des gamins en vélo à remorque pour nous aider à transporter nos affaires à la voiture. Cela a aussi ses avantages d’être dans la vie active.

Aujourd’hui également, le programme commence déjà tôt, cette fois par The Gaslight Anthem sur la grande scène. En hiver, j’avais encore été très déçu d’avoir manqué leur concert au Knust, m’ayant occupé de mon billet trop tard. Ici, nous avions l’occasion d’écouter leur musique tranquillement aux premières loges devant la scène. The Gaslight Anthem sont souvent comparés à Bruce Springsteen, pas seulement parce-qu’ils sont comme lui originaires du New Jersey, mais bien parce que la musique de ce groupe a une certaine ressemblance à celle du « Boss ». Quoi que, les morceaux de rock à tendance un peu pathétique sont plus durs. En tout cas, cela passe bien au soleil de ce début d’après midi dominical, un excellent départ pour cette dernière journée de festival.

Après une courte pause, pendant laquelle nous avons savouré le soleil en écoutant l’emo de Brand New, il était temps de se réjouir du prochain groupe au programme sur la scène principale. C’était Gogol Bordello. Il n’y a pas grand-chose à dire sur ces Gypsy Punks New Yorkais, sauf : ça y va ! Sauter et danser, c’est à quoi la musique invite, et à se réjouir de la vie. La combinaison entre les sons des Balkans et le punk-rock n’est peut être pas la plus originale, mais ça fait beaucoup de plaisir. Le point d’orgue absolu : « Stop Wearing Purple ». Le meilleur concert de cette troisième journée.

Il est de nouveau temps pour une petite pause casse croûte, cette fois en écoutant Anti-Flag et leur punk à paroles politiques qui attire les masses vers la scène secondaire. Ils ont sans doute établi le record de foule pour cette scène. Moi, ce n’est pas trop mon truc, j’ai tranquillement mangé mes china noodles installé dans notre pavillon favori. Ensuite, un petit passage à la scène principale où Lilly Allen essayait de mettre de l’ambiance, mais vu que c’était assez nul, aucune chance. Pas une très bonne chanteuse de scène, et cela manquait aussi d’enthousiasme.

Je préfère de beaucoup le rock joué les jambes écartées (bien que pas à prendre très au sérieux) des Eagles of Death Metal (sans Josh Homme). Le but de ce groupe : faire avoir du plaisir au public. Cela ne marche pas toujours très bien, car la fatigue générale commence à se faire sentir après trois jours de festival, mais c’est quand même bien amusant de regarder ces gens et écouter leur rock.

Je ne peux pas suivre cela jusqu’à la fin, car je dois me rendre sous le chapiteau pour suivre un conseil de mon frère (« le meilleur concert de ma vie » - cette impression du Southside Festival était peut-être un peu trop euphorique) et aller voir The Asterois Galaxy Tour. Ceux-ci sont quatre Danois et une Danoise qui font de la rétro-soul genre Amy Winehouse. E n’est habituellement pas trop mon genre et le disque écouté préalablement ne m’avait pas vraiment emballé. Mais en live, ce n’est pas mal du tout. On ne peut pas nier que The Asteroids Galaxy ont un certain talent de scène – en tout cas, ils m’ont remis une dernière fois en marche et j’ai mobilisé le petit reste d’énergie qu’il me restait pour ce dernier concert.

En effet, le festival se terminait pour moi à ce moment, j’ai quitté l’aire du Hurricane assez tôt dans la soirée, manquant ainsi sans grands regrets Fettes Brot et Die Ärzte, ces dernier étant pourtant réputés pour être de vraies bêtes de scène. J’ai préféré me mettre en route pour passer la journée du lundi au moins à moitié réveillé. L’euphorie du festival m’a tout de même accompagné lors du voyage du retour en train, ou je continuais à danser intérieurement en écoutant Franz Ferdinand sur mon lecteur Mp3. Pour ce qui est d’être réveillé le lundi, ça a marché. Par contre, mardi, je ne suis arrivé au bureau qu’à 10h30…

26 juin 2009

Hurricane Festivel – Samedi

Cette première nuit de festival n’était pas du tout reposante – au contraire. Je ne m’étais pas attendu a une nuit de tout repos, on ne vient pas là pour se détendre. La mauvaise nuit n’était pas seulement due au vacarme étonnant que produisent des milliers de personnes en état d’ébriété plus ou moins accentuée, mais aussi aux températures pas très dignes d’une nuit d’été. J’ai eu bien froid dans mon sac de couchage pas très épais et je me suis levé plusieurs fois pour ajouter une nouvelle couche de vêtements. Heureusement, j’avais mon polaire avec moi.

Mais ce n’est pas ça qui va nous gâcher le plaisir ! Un bon petit déjeuner copieux, plusieurs tasses de café et bientôt déjà les premières bières – la mise en route est réussie et nous rejoignions la « blaue Bühne » à l’heure pour le concert de The Rakes à 13h30. Je connais bien ce groupe entre-temps, vu que je vois les cinq londoniens pour la quatrième fois en moins de deux ans. J’ai toujours autant de plaisir à les voir, c’est du pur rock anglais un peu fou comme je l’aime. Une grosse averse n’a pas suffi pour nous gâcher la fête, bien que nous aurions été contents de rester sec – il ne faisait toujours pas très chaud.

C’était l’occasion pour nous de découvrir un lieu qui nous a bien servi pour le reste du festival – quelques bancs et tables sous un pavillon, d’où l’on entendait bien et on voyait même la scène. C’est aussi grâce á cet endroit que je n’ai pas été entièrement détrempé par la prochaine grosse averse, qui tomba pendant que jouaient Blood Red Shoes. Après leur grand tube « Getting By the Sea » je me mets à l’abri pour suivre le reste de leur excellent set de rock and roll puriste.

Après que nous ayons été rejoints par quelques retardataires venant du camping, nous nous sommes de nouveau approchés de la scène (toujours la même) pour le deuxième groupe de la journée que je voyais pour la quatrième fois : TThe Wombats. Les trois jeunes gens (j’ose à peine écrire joyeux lurons – mais cela les caractérise assez bien) ont un grand talent pour la musique qui fait délirer les masses. Aucune soirée en boite indée qui ne pourrait se passer de « Kill the Director » ou encore « Let’s Dance to Joy Division ». Une valeur sûre pour la scène, en tout cas. En plus, la pluie, c’était fini pour aujourd’hui. Il est donc temps de se défouler, c’est pour ça que les gens sont venus. Bien sûr, nous entendons tous les tubes du seul album des Wombats, plus deux trois nouvelles chansons toute aussi énergiques. On peut donc se réjouir de la sortie prochaine (espérons-le) du second album. Un dernier grand moshpit, et c’est déjà fini. La foule se disperse, épuisé (pourtant, il n’est même pas 16 heures).

Pas le temps de se reposer. Moi qui pensais pouvoir profiter du concert de Paolo Nutini pour me détendre un peu en écoutant un peu de musique plus calme, c’était raté. Impossible de rester assis. Le jeune Paolo est complètement défoncé, ce qui ne l’empêche pas de faire du grand spectacle avec ses excellents musiciens. Ça swingue et ça groove, il y a aussi quelques influences reggae. En tout cas, on ne peut pas faire autrement que de se mettre à danser. La bonne surprise du festival.

Maintenant, c’est vraiment l’heure de la musique plus calme, car celle des Fleet Foxes n’est vraiment pas faite pour se défouler, mais plutôt pour savourer. Les uns trouverons ça ennuyeux et préfèrerons aller voir ce qui se passe ailleurs (il y a de la concurrence, les Pixies jouent sur l’autre scène, comme le font remarquer les Fleet Foxes à plusieurs reprises), les autres (dont moi) trouvent cela magnifique. Les Fleet Foxes font partie de l’actuel mouvement de renouveau (ou de nostalgie ?) du folk américain, leur chansons rappellent parfois un peu ce que l’on connaît de Bon Iver. Les chansons s’appellent „Blue Ridge Mountains“ ou alors „White Winter Hymnal“, mais ce n’est pas du tout ringard comme pourraient le laisser croire ces titres. C’est plutôt d’un pure beauté. Par contre, les Fleet Foxes sont également un groupe qui ferait plus d’effet dans l’obscurité de l’un des clubs de Hambourg qu’au soleil qui brillait entre temps. En effet, les porteurs de barbes tendent à exagérer un peu le naturel, les vêtements font très clodo, on ne s’en rendrait pas autant compte dans le noir.

Comme les Fleet Foxes n’ont pas joué bien longtemps (ils n’ont qu’un seul album), nous avons le temps d’aller voir la fin des Pixies. Pas la peine d’en parler, je me suis plutôt ennuyé. Mais je dois avouer que je ne suis pas leur plus grand fan.

Il est maintenant temps de se rendre dans le chapiteau (dont le nom est sponsorisé par un grand producteur d’une boisson gazeuse cafféinée), où Portugal.The Man se mettait juste à jouer lorsque nous sommes arrivés. Cette musique ne plaira certainement pas à tout le monde. Moi, j’ai adoré. C’est du prog-rock de grande qualité et qui crée une ambiance comme uniquement ce genre de musique de guitare en est capable. Au milieu du concert, le synthétiseur tombe en panne, mais ça ne dérange personne. Il est compensé par un redoublement des percussions. Ces quatre alaskiens m’avaient déjà impressionné au Reeperbahnfestival á l’automne dernier. Ma bonne impression a été plus que confirmée, c’est une excellente expérience de voir ce groupe sur scène. Par contre, sur disque, j’ai un peu plus de mal. Portugal.The Man ne sont pas des grands communicateurs, le chanteur ne regarde même pas vers le public. Tant pis, la musique est quand même excellente !

J’étais entre temps vraiment épuisé, mais il était encore tôt dans la soirée et le programme du festival recelait encore de quelques points prometteurs. J’ai décidé de me rendre une nouvelle fois à la « Blaue Bühne » ou allait se produire Ben Harper avec son nouveau groupe Relentless 7. Au début, j’étais un peu surpris par le nouveau son – on connait Ben Harper plutôt comme auteur compositeur interprète au son assez acoustique. Ici, c’était du blues-rock, les influences de la musique black sont clairement audibles. Parfois, c’est même un peu soul. Ben Harper se fait apporter une nouvelle guitare après presque chaque morceau pour présenter ses talents de virtuose sur cet instrument, qu’il joue souvent à plat sur ses genoux. Avec le temps, on se laisse de plus en plus entraîner par la musique, jusqu’à être entièrement transporté. Le concert s’améliorait de plus en plus – et c’était déjà fini.

Maintenant, je n’en pouvais vraiment plus. Sur le chemin du retour, je suis quand même passé par la grande scène (que je n’ai vu que de loin aujourd’hui) pour voir la fin de Faith No More, tout de même des pointures du rock and roll du début des années 90. Je n’ai pas du tout été emballée. Une scène tout en rose et des vêtements pastel, c’est peut-être sensé être de l’ironie, moi je trouve ça juste débile. Tout le show est prétentieux. Les vieux cons auraient mieux fait de rester à la retraite, où ils étaient à leur place.

24 juin 2009

Hurricane Festival – Vendredi

Sur le papier, ce premier jour de festival était très prometteur, vu le programme, il pouvait même être le meilleur du week-end. Il commença par contre par une petite déception, car dû à une grosse averse qui nous fît prendre refuge sous notre tente, nous sommes arrivés en retard devant la scène pour assister à Glasvegas, à qui revenait l’honneur d’ouvrir le festival. Dommage, J’aurais bien aimé les voir.

Ainsi, nous avons commencé par The Horrors. A ses débuts, ce groupe aux allures à l’époque un peu pseudo-gothic n’était pas vraiment pris au sérieux, mais entre temps, les jeunes anglais ont surpris avec un très bon second album. Sur scène, le groue se présente bien, leur rock assez progressif et un peu tendances psychédélique se transmet bien au public. Le début d‘après midi n’est pas forcément la meilleure heure pour ce genre de musique, cela n’est pas très gratifiant pour The Horrors. Dans l’obscurité d‘une petite salle, cela rendrait mieux. Nous avons enchaînés avec Johnossi. Le rock bien dansant de ce duo danois vit de son énergie. Malheureusement, en cet après-midi, on n’en sentait pas grand-chose – peut-être est-ce dû à un mauvais mixage du son ? Dommage, en tout cas.

Maintenant, il fallait vite changer de scène pour un premier point d’orgue de la journée : The Ting Tings. J’ai énormément écouté leur unique album We Started Nothing ces derniers moi, car celui-ci recèle de tubes dont les mélodies ne quittent plus ma tête depuis. Et tout ça, c’est fait pour danser. J’attendais donc ce concert impatiemment, et je ne fus pas déçu ! Le passage sur scène était court, mais plein d’énergie, et avait tous ce qu’il fallait : la basse, les tubes, et les rythmes pour faire danser tout le public L’un des meilleurs concerts du festival.

Pas le temps de se reposer, il fallait s’échapper car Katy Perry et ses hordes de fans allaient prendre possession de la scène, décorée en rose pour l’occasion. L’occasion pour nous de prendre des forces pour le reste de la soirée. Les Editors, à qui c’était maintenant le tour de prendre place sur la scène principale, étaient un peu décevants. Lorsque je les avais vus l’an dernier à Motor im Grünen – plus tard dans la soirée et dans le noir, j’avais été bien plus emballé. Les quelques nouveaux morceaux présentés ce soir n’étaient pas non plus excellents – les influences electros qui se font sentir partout ces temps-ci ne conviennent pas à tout le monde. Tout de même, Tom Smith, le chanteur, a une voix impressionnante et les vielles chansons plaisent toujours.

Dès la fin du set des Editiors, nous avons gagnés la zone directement face à la scène, car ça allait être le tour de Franz Ferdinand. Nous voulions absolument être aux premières loges pour ce concert – et cela en valait la peine. Des la première note, la foule commence à sauter, et ne se calme que quant le quatuor, de très bonne humeur ce jour-là, quitte la scène. On m’a dit que les gens dansaient jusqu’au dernier rang. Ce n’est pas étonnant, étant donné que la musique de Franz Ferdinand est faite pour ça. En live, elle est jouée avec un tel élan que tout le public est entraîné. La routine de la longue tournée semble faire du bien au groupe, car le concert m’a encore plus euphorisé que celui au Docks du mois de Mars. Cela est peut-être aussi dû au bon degré d’alcoolémie que j’avais atteint à ce moment de la soirée. Pour moi, c’était clairement le meilleur concert de tout le festival.

Comme j’étais devant, j’y suis resté pour les Kings of Leon, les « Headliner » de cette première journée. Pas de doute, ceci est un excellent et grand groupe, mais après l’euphorie de Franz Ferdinand, leur performance scénique paraît un peu nouille. C’est sans doute un peu au désavantage des premiers de faire cette comparaison, la musique des Kings of Leon étant bien plus détendue à la base. Mais quand même, il manque ici la dernière étincelle qui avait encore fait délirer la foule chez Franz Ferdinand. Malgré tout, les Kings of Leon m’ont beaucoup plu, car j’aime leur rock tendances blues et à influence des états du sud des États-Unis et je les écoutes beaucoup depuis des années. Et surtout en live je dois constater : malgré ses paroles très débiles, la chanson « Your Sex Is On Fire » est un tube absolu. C’était l’un des rares moments ou les Kings of Leon ont vraiment réussi à mettre le feu au public. Je suis heureux d’avoir pu enfin les voir sûr scène, mais je ne dépenserais certainement pas une fortune pour aller les voir dans l’une des grandes salles polyvalentes de la république.

Après tout ça, je n’en pouvais plus. J’ai donc juste jeté un œil sur l’autre scène, ou Kraftwerk faisaient leur « spectacle » - c'est-à-dire immobiles sur scène derrière les synthés – avant de retourner au camping pour une dernière bière et une nuit très peu reposante et fort fraîche.