7 septembre 2009

Finger Lakes

Nous avions un peu sous-estimé le trajet des Adirondacks vers les Finger Lakes et avons pas mal trainé, surtout au début. De plus, nous n’avions pas pensé au Labour Day, la fête du travail qui a lieu le premier lundi de Septembre et qui fait de ce long week-end le dernier des vacances américaines. Nous nous sommes rendus comptes en appelant les campings du coin que c’était plein partout. Heureusement, quand nous sommes arrivés au Watkins Glen State Park dans le noir, il y avait encore quelques emplacements libres et nous avons pu en choisir un beau pour les trois nuits que nous allions passer ici. Watkins Glen était un bon lieu pour rayonner dans la région.

Nous avons commencé par ce qui était directement sur le pas de notre entrée de tente, les gorges de Watkins Glen. Ce ravin impressionnant héberge un torrent qui rejoint le Seneca Lake par une suite de 19 cascades. La suite de la journée se passa pour nous tranquillement dans la ville très touristique de Watkins Glen, ou nous avons profité de la vue sur le Seneca Lake et avons fait un petit tour des vignobles locaux. Les Finger Lakes sont la deuxième région vinicole des Etats-Unis après la Napa Valley en Californie.

Notre seconde journée dans ce très joli coin commença également par la visite d’une cascade, Taughannock Falls. Il s’agit ici de la plus haute chute d’eau de l’Etat de New York. Bien que la pleine puissance de cette chute ne soit visible qu’au printemps et en automne, quand le débit de la rivière est plus grand, la hauteur de la cascade impressionne tout de même. Nous avons poursuivi par une espèce de pèlerinage vers Ithaca. Comme le reste de la région, je connais Ithaca et l’université de Cornell qui s’y trouve depuis ma plus petite enfance par d’innombrables soirées diapos et récits de mes parents. En effet, ces deniers y avaient passé une année peu avant ma naissance. Je visitais donc le lieu de ma conception. Ithaca est une ville universitaire très sympathique, avec beaucoup d’eau et de verdure (chutes d’eau, le Cayuga Lake) et même une zone piétonne, ce qui est révolutionnaire pour les Etats-Unis. Le centre ville parait ainsi presque européen, mais il faut tout de même aller au mall pour faire son shopping (nous devions encore un peu profiter du cours du dollar). Les magasins au centre-ville sont assez minables. Nous avons terminés notre journée par encore d’autres cascades, les Buttermilk Falls. Il faisait malheureusement déjà un peu frais pour se baigner au pied des chutes.

La troisième journée, il était déjà temps de faire nos bagages et de quitter Watkins Glen. Nous en avons profité pour passer par Keuka Lake, le troisième des cinq Finger Lakes. Celui-ci est sans doute le plus pittoresque des lacs, les environs son assez peu habités et le paysage est marqué par la viticulture. Par contre, les rives du lac sont presque entièrement entourées de constructions, essentiellement de très belles résidences secondaires et villa de vacances. On n’a donc pratiquement aucune chance d’accéder au lac. Nous avons donc du nous rendre à la plage du Stat Park, ce qui n’était pas plus mal. Encore une fois, il fallait échapper à l’attention des Lifeguards si l’on voulait vraiment nager dans le lac. Nous avons terminé notre après midi par une très gouteuse et amusante dégustation de vins locaux à Dr. Konstantin Frank’s Winery, chez le fondateur de la viticulture dans la région.

Cela clôtura la partie États-Unienne de notre périple. Après une dernière nuit au camping, nous allions rendre notre voiture à Buffalo et de là, rejoindre Toronto.

Photos

4 septembre 2009

Adirondacks

Maintenant commençait enfin la partie „nature“ de nos vacances. Les Adirondacks sont un massif de montagnes faisant partie des Laurentides et l’un des plus anciens State Parks des Etats-Unis. Il est également le plus grand, englobant une superficie de la taille de l’État du Vermont ou des grands parcs nationaux Yellowstone, Yosemite, Glacier et Great Smoky Mountains combinés. Par contre, le park est loin d’être entièrement accessible au public et N’est pas uniquement de la nature. Uniquement 40% de la superficie du parc appartient à l’État, le reste est composé de propriétés privées (ce qui est souvent signalé). Les terres de l’État sont partagées en « Wilderness » et en « Wild Forest », qui est un peu moins sauvage. C’est dans ces parties du parc que se trouvent les chemins de randonnées ainsi que les campings d’États.

Nous avons passés les deux premiers jours dans les Adirondacks au Lake George Battleground State Park campground. Comme tous les campings d’États ou nous avons logés, celui-ci était bien spacieux, chaque emplacement avait une place pour faire du feu et du barbecue et les rangers étaient bien bavards. Après ça, on n’a plus envie de camper en Europe. Par contre, on était encore très près de la civilisation. Le village de Lake George était à proximité, ainsi que les nombreuses distractions pour les touristes inclinés qui se trouvent dans le sud du parc. Très énervant également : comme sur toutes les plages publiques, la baignade n’est permise que sur une surface extrêmement restreinte. Nous avons donc suivi les conseils du sauveteur et sommes allés nous baigner là ou c’était interdit. Ici, les lifeguards te laissent en paix et tu peux nager aussi loin que tu veux. Tout de même, Lake George est un bon point de départ pour quelques belles balades – en particulier, l’ascension de la Buck Mountain offre de beaux panoramas sur le lac et les sommets lointains.

Ensuite, nous nous sommes aventuré plus profondément dans le par cet avons rejoint le camping du Putnam Pond, au bord de la « Pharaoh Mountain Wilderness ». Ici, on se sent vraiment dans la nature : le camping est entouré de forêts et de lacs, il faut prendre des précautions contre les ours. La nuit, on entend hurler les coyotes et il fait rudement froid. Nous avons du mettre plusieurs couches de vêtements dans nos fins sacs de couchages. D’ici, nous avons entre autre entrepris la randonnée reine de nos vacances, environ 13 miles à travers les forêts et de nombreux lacs, qui invitaient à la baignade et offraient de magnifiques panoramas. C’est pour ça que l’on va en vacances en Amérique – difficile de trouver une telle solitude en Europe occidentale. Lors de cette randonnée, nous avons rencontré quelqu’un une fois, et seulement de loin. Sinon, nous étions justes en compagnie de chipmonks, de libellules et divers oiseaux.

Finalement, nous avons traversé le parc des Adirondacks d’est en ouest, sans pour autant être trop pressés pour s’arrêter en route pour profiter de la vue ou pour goûter un excellent gâteau à Old Forge. Notre route s’est ensuite poursuivie vers la prochaine étape de notre voyage, la région des Finger Lakes.

30 août 2009

Hudson Valley et Catskills

Nous avons quitté New York en remontant le Broadway vers le nord. Celui-ci garde son nom à traves la Banlieue et devient le Highway numéro 9 dans la vallée du Hudson. Nous allions suivre cette route pendant de nombreux kilomètres les jours suivants.

Le Hudson est un fleuve assez court, mais imposant. Sa vallée a joué un role important dans l’Histoire américaine, en particulier comme lieu de nombreuses batailles décisives de la guerre d’indépendance et comme contrée de retraite pour les magnats de l’âge d’or du capitalisme. On peut ainsi, si l’on ne souhaite (pas nous!) visiter les villas et domaines des Rockefeller, Vanderbuilts et compagnie. Nous nous sommes contentés de visiter le lieu du dernier repos de nombreuses de ces personnalités, le cimetière de Sleepy Hollow. Ce lieu très calme et reposant rappelant un peu le Père Lachaise se visite en voiture !

Nous étions pressés d’arriver dans la nature et avons donc foncé vers les Catskill Mountains. La région a derrière elle des jours plus glorieux comme contrée touristique de prédilection des New Yorkais, mais ceci est maintenant démodé. Tout de même, les Catskills on connu une notoriété mondiale grâce au film Dirty Dancing, qui se passe ici. Pour le coup d’envoi de nos vacances camping, tout n’était pas au point. Le temps s’est gâté, nous étions un peu usé par la grande ville et un peu frustrés parce que nous avons cherché en vain de belles balades. La seule un peu plus grande que nous avons faite, nous nous sommes trompé de chemin, avons erré dans la forêt et trouvé un papier sur notre pare-brise au retour marqué de « this is private property ! ». Nous avons tout de même très bien mangé dans un restaurant végétarien à Woodstock, sympathique petite ville touristique et artistique avec de nombreux magasins hippies.

24 heures de pluie ininterrompue (le seul mauvais temps de toute nos vacances) nous a fait quitter les Catskills. Nous avons profité du mauvais temps pour visiter Albany, la capitale de l’Etat de New York. Nous avons été surpris à quel point la ville était déserte un samedi. Tout le monde était sans doute au mall, en tout cas, il n’y a pas de magasins en ville.

Pour nous remettre de la pluie avant le retour dans la nature, nous nous sommes offert une nuit au motel à Saratoga Springs, station de villégiature et hippique huppée, mais sympa. Ici aussi, nous avons très bien mangée : d’excellent burger et un encore meilleur petit déjeuner avec des pancakes mémorables.

Photos.

27 août 2009

Vacances d’été 09 – NYC

Une petite bataille avec ma chef pour avoir trois semaines de vacances à cheval sur les mois d’août et Septembre qui en valait la peine : le résultat était un fabuleux voyage de New York City à traves l’État de New York pour monter à Toronto.

Déjà le voyage était une petite aventure. J’avais trouvé un vol à un prix plus que raisonnable avec Air India. Le seul désavantage : départ de Francfort le Samedi matin á 8 heures. Comment y arriver à temps ? Avec le bus de nuit de Hambourg. Suit un vol un peu surréaliste dans un Boeing 747 plein à craquer, rempli à 95% d’asiatiques du sous-continent. On a vite oublié que nous étions en route vers New York (ou plutôt : Newark), vue qu’on entendait tellement de « chai », « veg or non-veg » et que les hôtesses étaient en saris. Pas la peine de mettre en avant que nous étions complètement lessivés lorsque nous sommes arrivés à notre hostel à Chelsea (excellent rapport qualité-prix). Le problème : vue notre départ précoce, il n’était que 14 heures. La journée était donc encore longue, il fallait tenir le coup jusqu’au soir pour vite prendre le rythme de l’heure locale. Heureusement, il y assez à faire à New York !

Nous avons donc débuté notre périple en ville par une balade au départ de notre auberge qui nous a mené entre autre vers Madison Square avec le Flat Iron Building, Union Square, Washington Square et Greenwich Village. Entre deux, nous avons fait une escale à l’une des meilleures librairies ou j’ai jamais mis les pieds, The Strand, pour en ressortir avec quelques achats, évidemment.

Les jours suivants, nous avons fait toutes les attractions habituelles de la ville. Alors que c’était ma troisième visite en cinq ans à New York, je ne me suis pas ennuyé une seconde et j’ai adoré revoir tout ça : Staten Island Ferry, Brooklyn Bridge, Midtown, Financial District, Times Square, Central Park, MoMa, Metropolitan Museum et bien d’autres choses. En plus de cela, nous avons découvert pas mal de coins que je n’avais pas encore faits auparavant, comme la Lower East Side, East Village, SoHo, Chelsea, TriBeCa, Harlem, Brooklyn. Cette fois, nous ne sommes pas monté sur le Empire State Building, mais au Top of the Rock’s, la plus haute tour du Rockefeller Center. Celle-ci offre également un panorama imprenable. Tout ce que nous avons fait se laisse le mieux apprécier grâce a mes (très nombreuses) photos.

Nous avons également très bien mangé à New York : chinois à Chinatown, des sushis, sashimis et makis à Chelsa, de la Soulfood (cuisine du sud) à Harlem chez Miss Mamies Spoonbread Too. Un régal !

Nous avons quitté la ville avec la larme à l’œil après quatre jours et demi dans notre voiture de location. La remonté en voiture de tout Manhattan à partir de la 12ème rue jusqu’au Bronx offre une tout autre perspective. Je parlerai de la suite de notre périple en Chrysler PT Cruiser dans les jours qui viennent.

12 août 2009

Maxïmo Park au Stadtpark

Entre temps, je me suis un peu calmé, mais j’ai mis un peu de temps pour que mon euphorie refroidisse après le concert de Maxïmo Park par temps radieux au Stadtpark Open Air au jardin public de Hambourg. Il n’y a pas grand-chose à dire, c’est tout simplement un groupe exceptionnel. Des porte-drapeaux du rock indépendant britanniques du moment, les cinq de Newcastle sont les seuls à avoir réussi trois albums consécutifs avec uniquement d’excellents morceaux de musique. On s’en rend également compte à ce concert : dès l’arrivée du groupe sur scène jusqu’à la dernière note 75 minutes plus tard, le niveau ne baisse à aucun moment. Paul Smith est tout simplement un phénomène et donne tout. Il se débarrasse vite du veston turquoise et des lunettes de soleil qu’il porte en arrivant sur scène, mais est malgré tout vite en sueur sous son chapeau. Quelle condition physique pour tenir le coup ainsi!

J’ai été étonné par la bonne connaissance des paroles du public, certains chantaient les chansons complètes. Les morceaux les plus connus furent accompagnés en chœur, ce que je n’ai pas du tout trouvé gênant, au contraire. Clairement, Maxïmo Park ont choisi de mettre en avant leur premier album A Certain Trigger ainsi que le plus récent Quicken The Heart. Par contre, le second album était un peu en arrière-plan, mais on a quand même eu droit aux trois singles. Du set de très haut niveau, trois morceaux étaient encore un peu au dessus du lot: „The Kids Are Sick Again“, „Apply Some Pressure“ et, eh oui, „Books from Boxes“. Un MUST absolu de voir ce groupe sur scène!

Je ne veux quand même pas oublier les Maccabees, qui faisaient l’ouverture. Je m’étaiségalement réjoui de les voir, car leurs deux albums sont également en haut de ma playlist Leur pop de bonne humeur avec un peu de pathos est une belle chose. Malheureusement, en ce début de soirée ensoleillée, l’étincelle ne passe pas tout à fait – en partie parce que le chanteur n’avait pas l’air très enthousiaste. Mais j’ai l’impression qu’il est toujours ainsi. J’ai quand même envie de leur donner une deuxième chance à l’occasion en atmosphère plus intime – j’aime trop la musique des Maccabees. Tout de même une bonne mise en route pour cette soirée.

10 août 2009

En vélo á l’aéroport

Je suis toujours du même avis : Hambourg est une ville très propice aux cyclistes. La répartition des surfaces entres voitures, piétons et cyclistes n’est tout de même pas toujours parfaite, c’est souvent le principe « avantage à la voiture » qui l’emporte. Surtout au centre-ville ou c’est un peu étroit, cyclistes et piétons doivent se partager le trottoir. On malgré tout admettre qu’aucune grande rue ne possède pas de piste cyclable. Dès que l’on quitte un peu le centre, ils y a plus de place. Là, il y a toujours une piste cyclable bien distincte, mais pas toujours en excellent état.

A Hambourg, on peut même parfaitement accéder à l’aéroport en vélo. Il est bien connu que l’aéroport de Hambourg est assez peu excentré. Entre temps, il y a même un accès direct avec la S-Bahn. Je suis quand même plus rapide en vélo, ce qui fait que j’ai rejoint l’aérogare directement après le travail vendredi pour attraper le vol pour passer le week-end dans le sud. Il y a une piste cyclable qui mène jusqu’au terminal et des places pour garer les vélos sur place. Incroyable, mais vrai!

Le week-end à Steinen était comme toujours bien sympa et beaucoup trop court, surtout que c’était la java familiale. Les tatas étaient là de France, et j’ai enfin rencontré la copine bulgare de mon frère, Krassimira. Il est quand même resté un peu de temps pour aller chez le coiffeur (oui, il y a des coiffeurs à Hambourg, mais ils ne savent pas aussi bien ce que je veux), une balade dans la Forêt Noire et la visite de l’époustouflante exposition Van Gogh à Bâle. De retour à Hambourg, pour changer, il pleuvait – j’ai donc emmené mon vélo dans la S-Bahn.

2 août 2009

Düvenstedter Brook

Comme prévu la semaine dernière, j'ai poursuivi mes activités de randonneurs ce week-end. J'ai tout d'abord terminé ma balade de la semaine dernière en vélo puis ai rejoint la station de métro de Ohlstedt (déjà loin dans la banlieue résidentielle de Hambourg) pour y prendre le départ d'une autre randonnée a pied. Celle-ci m'a d'abord mené à travers les bois par un sentier d'aventure ecolo-historique jusqu'à Wohldorf, son moulin et son domaine. De là part un circuit à travers la réserve naturelle du Düvenstedter Brook. Celle-ci est marquée par un paysage varié: forêts de chênes et le bouleaux, landes marécageuse, patures. La randonnée est assez longue (17 km), combiné avec les 20 km (aller simple) en vélo pou y aller, cela fait une sacrée trotte. Pas étonnant que je sois usé pour le reste du week-end.

Voici quelques photos.